mercredi 6 février 2019

Bavière 1809 - scénarios pour Batailles impériales

Dans le prochain Vae Victis (n°144, à paraitre à la fin du mois) se trouveront des scénarios pour la campagne de 1809, plus précisément pour les opérations du mois d'avril en Bavière.
Ils traitent des affaires de Thann (19 avril), Rohr (20 avril), Eckmühl (22 avril), Alt Egglofsheim (22 avril) et Neumarkt (24 avril).

Ces scénarios comme tous ceux que je propose depuis quelques années dans les pages de la revue sont des scénars "génériques", c'est à dire qu'ils sont (relativement) faciles à adapter et jouer avec différentes règles de jeu. Ils sont néanmoins prévus à la base pour notre règle-maison nommée Batailles impériales.
La ressemblance de leurs noms me fait préciser ici qu'il ne s'agit pas de la même règle que Bataille Empire qu'Hervé Caille vient de sortir fin décembre dernier. D'autant que les deux ont pas mal de points communs.

Notre petit groupe joue à Batailles impériales depuis l'été 2012, date de sa première version. Les gens qui passent régulièrement sur ce blog l'auront peut-être déjà identifiée à nos tables de jeu. Certains mêmes l'auront testée, comme ce fut le cas d'Hervé ici et .

Bref, voici quelques images de nos tests pour ces scénars 1809. Les photos sont de Jérémie Lefebvre :

















D'autres scénarios devraient suivre dans de futurs N° couvrant d'autres combats de cette même campagne.

samedi 2 février 2019

Pyrrhos à Sparte - un scénario pour AdG

Dans le Vae Victis 143 est parue une série de scénarios pour la règle L'Art de la Guerre sur les batailles de Pyrrhos, en parallèle de l'excellent jeu sur carte Pyrrhus Imperator (qui fournit un cadre parfait pour jouer une campagne italo-sicilienne).
Le scénar suivant n'a pas été publié. Le voici donc à disposition, il traite de l'attaque manquée sur Sparte, peu de temps avant la mort du roi d'Epire.
Je rappelle juste que les batailles de cette époque nous étant peu connues, les scénars sont en grande partie conjecturaux. La carte des environs de Sparte s'inspire ici du plan de Barbie de Bocage dressé à la fin du XVIIIe siècle.


Aux portes de Sparte (272 av. JC)
Après l’échec de sa campagne italienne, Pyrrhos rentre en Epire avec une armée réduite. Toujours aussi agressif, il recrute des mercenaires celtes qui ravagent le secteur et s’en prend à Antigone Gonatas qu’il chasse bientôt de Macédoine. Il se tourne ensuite vers la Grèce continentale à l’appel du Spartiate Cleonymos qui veut ravir le trône à son neveu Areos. Tandis que ce dernier guerroie en Crète, le roi des Molosses et son armée pénètrent en territoire lacédémonien. Le prince Acrotatos, aidé de mercenaires envoyés par Antigone Gonatas, se prépare à défendre sa capitale.

Notes sur le terrain :
La rivière Eurotas est guéable sur toute sa longueur avec une pénalité de mouvement : -2 UD pour les piétons, -3 pour les montés.
Les zones marécageuses sont du terrain accidenté.

La partie haute du Mont Taygète est impassable. La partie basse est une zone difficile.

L’enceinte de la ville est une palissade de bois dans laquelle se trouvent 3 portes que le joueur spartiate peut placer à sa convenance. Les troupes de Pyrrhos peuvent l’assaillir avec un malus de -1, comme si elles disposaient d’échelles ou de cordes pour la franchir.
Dans l’enceinte, les villages des tribus de Sparte forment un habitat éclaté. Nous recommandons de placer quelques bâtiments (petites fermes, temples, etc) et quelques vergers ou bouquets d’arbres qui coupent le paysage. Le reste est du terrain clair.

Notes sur les troupes :
Les phalanges des deux camps peuvent choisirent de devenir Lanciers moyens à tout moment dans la partie en restant un tour complet immobiles (les hommes démontent leurs sarisses). Elles ne peuvent redevenir phalanges après cela et terminent la bataille avec leur nouveau statut.

Le corps allié d’Ameinias est toujours fiable.

Conditions de victoire :
Selon la règle habituelle mais les troupes de Pyrrhos gagnent la bataille si elles s’emparent de la citadelle et la gardent un tour complet en leur possession.


Armée spartiate
Acrotatos (+2) 6 pts
·         1 cavalerie moyenne 7 pts
·         5 phalanges 55 pts
·         2 LMI javelot 14 pts
·         2 infanterie légère 8 pts

Ameinias le Phocéen (+1) 3 pts corps allié envoyé par Antigone Gonatas de Macédoine
·         1 cavalerie lourde Elite 11 pts
·         2 phalanges macédoniennes 22 pts
·         2 lanciers ou fantassins moyens mercenaires 14 pts
·         2 Li arc ou fronde 8 pts

Roi Areos (+1) 3 pts corps de renforts
·         1 cavalerie moyenne 7 pts
·         2 phalanges 22 pts
·         2 fantassins moyens mercenaires 14 pts
·         2 infanterie légère 8 pts
Total : 202 points en 24 unités
Les troupes d’Acrotatos et Ameinias sont placées au choix du joueur jusqu’au milieu de la table. Le corps d’Areos arrive en renfort par le bord sud en C2 au tour 2 sur 1d6 = 6, au tour 3 sur 1d6 = 5-6, etc.

Armée épirote
Pyrrhos (+2) 6 pts
Cleonymos (+1) 3 pts
Ptolémée, fils de Pyrrhos (+0)
·         1 cavalerie lourde impact épirote 10 pts
·         1 cavalerie lourde épirote 9 pts
·         2 cavaleries moyennes grecques 14 pts
·         2 cavaleries légères javelot 12 pts
·         8 phalanges épirotes et macédoniennes 88 pts
·         5 infanteries lourdes impétueuses (Gaulois) 40 pts
·         5 Li 20 pts
Total : 202 points en 24 unités
Les troupes de Pyrrhos sont placées au choix du joueur dans les 5 UD du bord nord.


Et pour finir, quelques photos de Jérémie Lefebvre non publiées dans le VV143 :

 Les "légions" alliées de Rome

 L'infanterie romaine

 la phalange de Pyrrhos

 Cavaliers alliés de Rome contre Grecs alliés de Pyrrhos




 Premier choc contre les éléphants pour les troupes romaines !



 A Asculum, de durs combats sont livrés dans des terrains très accidentés assez inhabituels pour une bataille antique.

 Les compagnons de Pyrrhos

 une autre vue de la bataille d'Asculum 


 Lors des tests des scénarios, nous avons joué en intercalant les troupes alliées et romaines d'une part, phalange et infanterie grecque et italienne d'autre part, comme les protagonistes l'ont semble-t-il fait dans plusieurs de leurs confrontations.

 Pyrrhos aurait ainsi cherché à rendre les flancs de ses phalanges moins vulnérables contre les légionnaires romains plus maniables. Quant à ceux-ci, ils ont peut-être essayer de "consolider" leurs alliés en les encadrant de plus près.


Les cochons enflammés que les Romains ont déployés à Beneventum 
pour tenter d'effrayer les éléphants de Pyrrhos. Pauvres bestioles...

lundi 28 janvier 2019

Russes 1812

Voici quelques photos que je viens de retrouver
de figurines peintes à l'occasion de notre Moskowa, il y a 2 ans. C'était ici

Les Cosaques de la garde russe (excellentes figurines Boki, les chevaux sont peut-être des Old Glory)

Kutuzof se fait servir du champagne par une poulette déguisée en Cosaque (figus Boki), et passe ses ordres en agitant une cuisse de poulet sous les regards perplexes de 2 figurines Essex. 

 Deux officiers généraux de la nombreuse gamme Boki.

Les 2 généraux en chapeau sont encore des Boki (dont Bagration qui brandit son sabre), le troisième larron est un Old Glory. Là aussi les chevaux sont de marques diverses (CGM et ?)

 L'état-major de Kutuzof à cheval (sans doute avant qu'il ne soit trop blindé au champ'). Lui-même est un Boki ainsi que les 3 généraux russes qui l'entourent. Le russe du fond est le Kutuzof de chez AB légèrement modifié. L'Anglais Robert Wilson est un AB également.

Des milices de Moscou armées de piques (Old Glory)  

Miliciens de Saint-Pétersbourg AB avec une bannière peinte. Bien sûr, ces gens-là n'étaient pas à la Moskowa mais on a fait avec ce qu'on avait sous la main… 

 Un autre général Boki. La gamme est pléthorique !

Et enfin les milices de Moscou par AB.

jeudi 13 décembre 2018

Wimpfen 1622

Quelques photos d'une bataille jouée il y a quelques semaines avec la version XVIIe siècle de notre règle maison Batailles impériales.
C'est surtout du bla bla car nous n'avons pas beaucoup de photos viables.

Il s'agit de la bataille de Wimpfen, livrée en 1622 entre les protestants allemands du margrave de Bade-Durlach et l'alliance des ligueurs de Tilly et des Espagnols de Cordoba.
Les protestants sont plus nombreux et leur centre d'infanterie est abrité derrière une ligne de petits chariots qui leur donne une protection, mais ils vont avoir du boulot face à des adversaires plus expérimentés et de bien meilleure qualité.

L'infanterie protestante est surtout composée de régiments de levées récentes formés de mousquetaires ainsi qu'un petit noyau d'unités (Piques + Mousquets) plus aguerries.
La cavalerie est peu nombreuse.

Côté de la Ligue, tout est bon. L'infanterie est excellente, surtout les tercios espagnols, bien sûr. La cavalerie est moins impressionnante car elle caracole plus qu'elle ne charge et se révèle donc moins décisive, mais elles est nombreuse.

Les deux armées se font face. On voit bien
les unités de mousquetaires protestants derrière leurs fortifications.

 L'aile gauche protestante formée des meilleurs régiments d'infanterie P+M.

 Rapidement une partie de la cavalerie badoise défile derrière son centre.

 Les meilleurs unités (cuirassiers et Gardes du corps du margrave) restent à droite
mais elles risquent d'être en sérieuse infériorité.

 D'autant que les catholiques, sans doute impressionné par la longue ligne de mousquetaires ennemis, ont dégarnis leur centre et le gros de l'infanterie (ici hors cadre) fonce contre la droite badoise.
En bas, les tercios espagnols marchent résolument à la rencontre de l'aile gauche ennemie.

 L'infanterie catholique en marche contre la droite protestante.

 Le centre est désormais formé de la cavalerie catholique qui étend ses lignes.

 Le margrave voit une opportunité et charge sur le centre adverse qui est enfoncé. Le combat sera longtemps à son avantage mais il manque de troupes pour exploiter son succès, ses mousquetaires restant frileusement derrière leurs fortifs...

La gauche badoise est abordée par les Espagnols.
Après un court échange de mousqueterie, les tercios passent à l'attaque.

 Et prennent rapidement le dessus. Leurs adversaires reculent peu à peu.

 Au centre, la mêlée de cavalerie fait rage mais les mousquetaires badois, qui craignent les cavaliers ligueurs comme la peste ne bougent toujours pas, amusés par un petit escadron de hussards qui fera un boulot remarquable pendant plusieurs tours. Il se permet même, à coup de jets de dés chanceux, d'infliger quelques pertes aux bataillons protestants.

En haut de l'image, les Espagnols ont détruits l'aile gauche badoise et 
vont pouvoir se rabattre sur le centre.

Au milieu de la table, le combat de cavalerie est arrivé à son terme. Les Protestants en sortent vainqueurs mais très affaiblis et surtout retardés. Car pendant ce temps, les escadrons catholiques ont pu pénétrer la ligne de fortifications au centre.

En bas, l'aile marchante composée de l'infanterie de la Ligue et de quelques escadrons est également parvenue au contact. Elle a pratiquement détruit le reste de la cavalerie adverse et va s'emparer de son artillerie. Les mousquetaires qui n'ont rien fait de la bataille sont pris dans la nasse : les deux ponts de la Bollinger sont aux mains des catholiques !

Et pour clore l'affaire, les escadrons catholiques qui ont percé les fortifs badoise remontent la ligne des mousquetaires. Deux régiments ont déjà explosé, les autres sont mal barrés puisque d'autres cuirassiers espagnols surgissent pour menacer leur gauche.
Plus loin, à droite de l'image, les escadrons badois ne peuvent que constater
la destruction de leur infanterie.


Belle baston qui confirme que Wimpfen fut bien une victoire de Tilly.
L'affaire n'était pas facile pour le camp protestant (Jérémie) mais pendant deux tours, il y avait sans doute un coup à jouer : à gauche son infanterie occupait les tercios espagnols que des mousquetaires auraient peut-être dû venir menacer de flanc. Egalement, sac cavalerie est passée près de réaliser un gros coup au centre. Là encore, le soutien des mousquetaires aurait peut-être pu être décisif. Mais il faut dire que les unités de tireurs dépourvues du soutien de piquiers sont très sensibles à la cavalerie adverse.
Or le joueur espagnol (Christian) avait disséminé quelques escadrons tout le long du front et il est probable que cela a été payant puisqu'ils ont partout jeté le doute et que l'infanterie adverse n'a rien osé faire !

Petites annonces

Ces figurines sont à vendre !!

Minis for sale !!


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