jeudi 7 novembre 2013

Leipzig - une grande victoire française (?!?)


Ce week-end, nous avons joué notre bataille de Leipzig (en fait Wachau le 16 octobre), avec la règle maison sur laquelle nous trimons depuis de longs mois. On a joué sur 2 jours et manipulé pas mal de figurines. Après quelques désagréments de dernière minute, on a quand même réussi à obtenir un résultat satisfaisant : victoire française J
 

La table en cours d’installation.
 
Au fond, les rives de la Pleisse ; vers le centre de la table, Wachau (à droite) ; plus près de nous toujours sur la droite au pied du plateau et du Galgenberg, Liebertwolkwitz.

Le scénario était prévu pour 9-10 joueurs. Je m’étais dit que l’on pouvait éventuellement descendre à 8. Même si j’apprenais en début de semaine que nous n’étions finalement que 7, ça pouvait encore se tenter dans des conditions décentes… jusqu’à l’abandon de 2 d’entre nous le vendredi à 15h00, la partie commençant à 17… Aïe ! L
C’est donc envahi d’ un stress intense que j’ai commencé la bataille car j’ai bien cru voir ce grand projet de bataille que je nourrissais depuis un an et demi tomber à l’eau faute de participants. J’ai dû trouver une solution de répartition des troupes dans l’urgence et il ne fait plus aucun doute que je ne suis pas très bon pour l’improvisation J. J’ai tout d’abord laissé de côté le scénario tel que je l’avais chronométré. A la réflexion, c’était une erreur et il aurait parfaitement pu suivre le déroulement prévu mais avec moitié moins de joueurs, je ne pouvais pas le prévoir à ce moment-là.
J’ai choisi de faire entrer les renforts au petit bonheur, en tablant plus sur la jouabilité et le plaisir de chacun d’entre nous que sur le cadrage historique. Il se trouve qu’il n’y a pas eu de grosse entrave à l’Histoire pour autant, si ce n’est l’absence du XIème corps de Macdonald.
 

 

 
Enfin, un peu tout de même. L’aile gauche coalisée (Kleist / Julien) n’a jamais vraiment pu mettre en danger les positions de Poniatowski (Christian) le long de la rivière. Julien a été cloué au sol par une terrible artillerie et l’action exemplaire des escadrons de Kellermann que son adversaire a su exploiter tout au long de la bataille avec une grande dextérité. Dans les bois et les zones marécageuses de l’autre rive, là encore, Christian  a su retarder les Autrichiens de Merveldt qui menaçaient tout juste le manoir de Markkleeberg en fin de bataille.
 





L'artillerie franco-polonaise face aux troupes de Kleist

Entre la droite de Poniatowski et le centre de Victor, le IVème cc de Kellermann attend son heure pour frapper.

Pour ma part, j’avais la tâche d’attaquer le centre français autour de Wachau avec la colonne du prince de Wurtemberg.
 
Les hommes de Victor face aux bataillons de Wurtemberg
 
Là encore, les batterie françaises accompagnent rudement l'avance des coalisés 
 
L’artillerie française m’a fait du mal, mais c’est surtout la descente opportune de la cavalerie de Kellermann qui a stoppé la marche de mon aile gauche (les Prussiens de Klüx). Les cavaliers polonais ont réalisé une percée en profondeur entre Kleist et moi et j’ai dû réorienter Klüx pour faire face et protéger mon artillerie et mes arrières. Julien devait en faire de même et toute notre attaque a ainsi été désorganisée et différée.  
 

A l'aile gauche française, la charge de Kellermann en 2 colonnes pulvérise la cavalerie de Levachoff.
 
 
Le IVème corps de cavalerie s'enfonce entre Kleist et Wurtemberg
 
Kellermann se rabat sur les flancs adverses.
Un bataillon de réserve de Klüx explose au 1° choc devant le 3° polonais.
 
Kleist envoie la cavalerie prussienne pour contrer les Polonais tandis que Helfreich a repris sa marche tant bien que mal vers le plateau. Mais l’action de la cav polonaise a brisé la cohésion de sa ligne d’attaque
et les bataillons s’élancent désormais sans soutien efficace.
De plus, les escadrons polonais sont idéalement placés pour taper le flanc des colonnes d’assaut.

 
Finalement, seul Gortschakov/Bruno tirait son épingle du jeu sur ma droite. Je lui avais refilé le gros des escadrons de Pahlen dès le début de l’action, grâce auxquels il allait pouvoir menacer l’aile gauche de Lauriston/Christophe.
 
Gortschakov en marche sur Liebertwolkwitz
 
Lauriston va vite regretter d'être là

Sans tergiverser, Bruno aborde franchement les lignes du Vème corps français et emporte bientôt Liebertwolkwitz tout en mettant hors-jeu la division française qui lie Christophe avec son centre. Celui-ci lance aussitôt une contre-attaque et parvient à reprendre la moitié du patelin mais c’est son aile gauche qui cède maintenant. Dans ce secteur, la situation devient très périlleuse.

 Gortschakov accentue sa pression sur la gauche française
 
Les bataillons russes formés en ligne ont détruit une division française
et avancent inexorablement vers le Galgenberg, position de l'Empereur Napoléon
 
Sous les yeux de l'EM impérial (à gauche de l'image) sur le Galgenberg, le Ier corps de cavalerie s'élance
 
Même l’Empereur est menacé sur le Galgenberg et Christophe doit vite rapatrier des éléments du IIème corps de Victor depuis le centre pour protéger le plateau. Pendant ce temps, il fait descendre les imposantes masses de cavalerie de Murat qui sont enfin activées. Désormais, si l’aile gauche française est en danger, la plus grande menace pèse sur notre centre. C’est alors qu’entre en jeu la réserve de cavalerie de Gallitzin en vis-à-vis de Murat.
 
La réserve de Gallitzin face au Ier corps de cavalerie français
 
Même chose, vue du côté russe, en direction de Liebertwolkwitz

ça cogite sévère côté français.
 
A droite, les Autrichiens de Klenau apparaissent enfin. Ils rejoignent rapidement le secteur des combats pour épauler les attaques de Gortshakov. La cavalerie de Röder notamment jouera un rôle dans l’élimination du Vème corps de cavalerie français au terme d’un sérieux engagement où les divisions françaises se sacrifient pour permettre à la Garde de se former en bataille.
 
La marche de Klenau
 
Le Vème corps de cavalerie se sacrifie
 
Pendant ce temps, les Russes de Wurtemberg devaient mener l’attaque contre Wachau et son bois. J’ai d’abord tenté de réduire le village par des tirs d’artillerie, en vain. Impatient, j’ai fini par déclencher l’assaut avec mes Jägers mais les défenseurs ont résisté en de furieux corps à corps pendant 2 tours avant de finalement repousser mes hommes épuisés !
 
Les tirailleurs russes s'élancent à l'attaque de Wachau.
Mais les défenseurs amoindris finissent par les rejeter après de furieux combats.
 
Au centre se déclenche aussi un grand choc de cavalerie. Entre Wachau et Liebertwolkwitz, comme 200 ans plus tôt, les divisions de grosse cavalerie françaises se mesurent aux cuirassiers de la réserve russe… mais succombent.
 

Les cuirassiers russes ont balayés leurs homologues français.
Une des divisions russe a même pénétré profondément le dispositif français.
 
 
C'est le moment le plus délicat pour le camp français. En deux phases de combat, les escadrons de Milhaud et Bordessoule sont dispersés et un vide béant est ouvert sur le centre gauche français. Malheureusement, il n’y a aucune infanterie alliée présente pour l’exploiter car j'ai du déporter la seconde division de Wurtemberg de l'autre côté de Wachau pour remplacer ma première ligne très amochée. Deux tours plus tard, alors que les grenadiers Raïevski s’approchent, l’artillerie française s’est vengée sur la cavalerie russe et a forcé ses débris à reculer. Et déjà les masses noires des bataillons de la Garde impériale s’avancent pour boucher le vide. L’occasion est manquée !

Pendant ce temps, à l'extrême-gauche de notre ligne, Merveldt progresse lentement en direction du manoir de Dölitz mais la défense avancée des Polonais se révèle très efficace... contrairement aux dés de Julien ! :)


Parallèlement, Christophe a réussi à reformer une ligne défensive derrière Liebertwolkwitz et surtout, il a cassé la cavalerie légère de la Garde russe avec les escadrons de Berckheim et Doumerc.
 
 
Les têtes de colonne de la Jeune Garde pointent leur nez derrière le Vème corps très malmené.


En même temps, Christophe lance les cavaliers de Doumerc dans une contre-attaque efficace.
Cuirassiers et dragons éliminent la première ligne d'infanterie puis percutent la cavalerie légère de la Garde russe qu'ils mettent en déroute à son tour !

Du coup, Bruno est un peu perplexe. Du genre "Y a que moi qui bosse dans cette armée ou quoi ?"

Pourtant, c'est pas faute de réflexions du côté de Julien.
Mais Christian ne semble pas douter de sa force.

Finalement Merveldt parvient à percer...

Wurtemberg s'empare de Wachau...

... et la dernière attaque alliée - Hongrois de Bianchi et Grenadiers de Tschoglokov appuyés par la garde à cheval prussienne - était impressionnante, mais elle n'ira pas jusqu'au bout...

...car le reste de la Garde impériale fait son entrée sur la table.
 
La victoire reste donc à Napoléon. La cavalerie française a pas mal trinqué et le Vème corps d’armée est détruit, mais la Garde est intacte ainsi que les IIème, VIIIème et IXème corps. Côté alliée, même si les positions tenues (Wachau, Liebertwolkwitz et la redoute suédoise) donnent quelques points de victoire, elles ne peuvent cacher l’étendue du désastre. Les corps russes sont épuisés, les brigades prussiennes de Klüx et Auguste n’existent plus et la réserve de cavalerie ne vaut guère mieux. A la nuit tombée, les coalisés vont devoir abandonner le peu de terrain conquis car l’artillerie française postée sur les hauteurs à proximité ne manquerait pas de transformer les villages en nids à boulets. De plus, la possession aisée de la redoute suédoise n’est surtout possible que parce que nous n’avons pas eu assez de joueurs pour faire intervenir les troupes de Macdonald.
 
 
 
Toutes les troupes présentes n’ont pas combattu. On s’est lâché dans les 3 derniers tours et on a fait rentrer beaucoup de monde en se disant que ce serait chouette d’avoir tout ça sur la table, comme pour mentalement construire ce qu’aurait été la suite J. Le problème pour nous, alliés, c’est qu’elle aurait été assez identique au début, je crois !
L’autre « problème » fut en termes de jeu. C’était vraiment plaisant tout au long de la partie mais comme je le craignais, la recrudescence de troupes a ralenti le rythme des tours de jeu. Là où nous finissons à 11 ou 12 tours, on aurait pu en faire 15 ou 16 avec 2 joueurs de plus, ou avec moins de troupes.
Sinon la règle a bien tenu. Julien qui la jouait pour la première fois l’a trouvée bien et est prêt à renouveler l’expérience. C’est bon signe. On a aussi pu apporter quelques ajustements que seul un grand affrontement pouvait permettre de mettre à jour. Donc il y a de nouveaux tests à faire mais c’est plutôt positif là aussi.
 
Finalement le côté tragique du week-end fut que, faute de joueurs, j’ai été obligé de refaire Leipzig… dans le camp des coalisés, chose que je n’aurai jamais pu imaginer dans mes pires cauchemars ! J
 
Pour conclure, je remercie chaleureusement Christian (sans qui une tel projet n’aurait pas pu voir le jour) pour sa confiance, son accueil et sa logistique impeccables, ainsi que Bruno, Christophe et Julien, dans l’ordre alphabétique s’il vous plait, pour leur présence, leurs avis pertinents et la bonne entente qu’ils ont distillé pendant deux jours pour nous permettre de revivre cette affrontement de géants. J’espère que tout ça donnera envie aux copains, voire à des volontaires de se joindre à nous pour de futures rencontres. On étudie déjà le calendrier pour la prochaine bataille.
 
A noter que la bataille fera l’objet d’une série de scénarios dans le prochain numéro de VV.
 
Quelques chiffres :
 
La table faisait 5 mètres de long sur 1,80 de large (et même 2,40 du côté de Dölitz).
 
La partie a duré environ 15 ou 16 heures sur 2 jours au cours desquelles nous avons joué :
- 133 bataillons d’infanterie de 12 à 18 figurines chacun (74 alliés, 59 français)
- 100 escadrons de cavalerie de 4 à 6 figs (46 alliés, 54 français)
- 28 batteries d’artillerie de 2 pièces chacune ou 3 pour les batteries russes, pour un total de 114 canons français et 136 alliés
 
Les états-majors alliés totalisaient 34 points de commandement, les Français 54 (à peu près) mais ces derniers n’ont pas eu recours à tout leur potentiel puisque de nombreuses troupes de réserve n’ont pas eu à combattre, comme Augereau ou la plupart de la Garde.
 
Les Français ont dû démoraliser 9 commandement alliés (sur 23) et détruit un très grand nombre d’unités (mais j’ai oublié d’en faire le compte). Je crois que seuls les GM Vlassov (du corps Gortshakov), et Duka (de la colonne de Kleist) se sont fait allumer. Côté français, 8 commandements doivent être démo ou pas loin (sur 24). L’infanterie du Vème corps est à entièrement détruite ou déroutée, ainsi que les cavaleries Uminski, Bordessoule, Milhaud, Lhéritier et Subervie. Les généraux Uminski et Bordessoule se sont fait flinguer + peut-être d’autres du côté de la redoute suédoise mais je n’ai pas tout suivi par là-bas.
 

mercredi 16 octobre 2013

Leipzig 2013

Après trois mois et demi sans un sujet, je ne pouvais pas manquer cette date fatidique. Il y a 200 ans exactement, la bataille des Nations allait commencer.
Pour marquer le coup, voici quelques images de nos dernières parties ainsi que 2 scénarios de batailles du printemps 1813, autour de Bautzen : Weissig qui dépeint les combats entre le Vème corps de Lauriston et les Prussiens de York le 19 mai et Kreckwitz, un épisode de la bataille de Bautzen mettant aux prises les troupes de Bertrand et celles de Blücher.
Ils devaient à l'origine être insérés dans le numéro 112 de Vae Victis (septembre 2013) où figurent les scénars de Kalisch, Möckern (avril 1813) et Eisdorf (un épisode de Lützen).

A noter que le 113 va sortir début novembre. J'y ai traité de la campagne d'automne avec les scénarios de Gieshübel, Goldberg, Blankenfeld, Lobtau (Dresde) et Hagelberg.
Dans l'avenir, le 114 (début janvier 2014) sera abordée la bataille de Leipzig et la retraite vers le Rhin. Le 115 (début mars ) couvrira la campagne de France.



Well it was a long, long time without any blogging activities. But today is not a normal day. 200 years ago today Napoléon Ier met his fate in the undulating fields south of Leipzig in Saxony.
So today I’m back and as a celebration deliver two 1813 scenarios originaly written for French magazine Vae Victis. As usual they are generic items you can easily use them for your favorite rules set.
I don’t translate but for the not French speaking lads interested in theses scenarios, please feel free to contact me and I’ll try to help.
Maps are not so nice. Sorry !

Please note that Vae Victis next issues will include scenarios about the 1813 fall campaign (november 2013), Leipzig and the retreat to France (january 2014)  and Napoléon’s campaign of 1814 (march 2014). Some of them will also be shown here.



Weissig – 19 mai 1813


Après la prise de Dresde, la Grande Armée poursuit les Coalisés jusqu’aux confins de la Silésie et de la Bohême. Ceux-ci se décident à accepter la bataille sur la forte position de Bautzen, mais leurs coureurs font état de mouvements français sur la droite. Pour éviter une prise de flanc, les corps de Barclay de Tolly et York sont envoyés le 19 mai contre ce que l’on pense n’être qu’un corps isolé qu’il sera possible de détruire.

Scénario :
Le combat compte 10 tours (de 15h30 à 18h00) ou plus si les joueurs le décident (au moins 16 tours). Les premiers accrochages sont survenus vers 15h00 mais les affrontements ont duré tard dans la nuit. Les joueurs peuvent donc décider de continuer la partie au-delà de 18h00. Dans ce cas, on joue l’option « La bataille se prolonge » (voir plus bas) qui est intéressante, mais seul le joueur français doit prendre connaissance de son contenu.

Les déploiements sont indiqués sur la carte ou dans les ordres de bataille. L’avant-garde prussienne est en formation de combat et son artillerie prête à tirer. Les Français entrent dans la formation de leur choix. Ils jouent les premiers.

Les troupes prussiennes cachées dans les bois peuvent être marquées par des leurres. Elles se dévoilent lorsqu’elles tirent ou quand l’ennemi arrive à 2 UD de leur position. En plus, le Prussien peut disposer de 3 pions leurres qu’ils placent où il veut dans la zone de déploiement de son avant-garde.

Les étangs sont infranchissables. Les ruisseaux sont passables à gué et réduisent le mouvement d’un tiers. Les sous-bois sont du terrain accidenté ; les distances de tir peuvent y être réduites de moitié. Les pentes du Eichberg sont douces et ne gênent pas les mouvements.

Conscrits : Les troupes françaises, peu entrainées, ne peuvent pas faire de mouvements en ligne. Elles peuvent cependant utiliser cette formation mais doivent passer en colonne ou en tirailleurs pour le moindre mouvement.


Notes sur les ordres de bataille :

- Les officiers peuvent commander toutes les troupes de leur nationalité qui sont dans leur rayon de commandement, quelle que soit leur affectation d’origine.

- Les bataillons des deux camps peuvent combattre entièrement en tirailleurs, supérieurs pour les fusiliers prussiens, ordinaires pour la ligne française et les mousquetaires prussiens.


Conditions de victoire : Il est préférable que les joueurs ne prennent pas connaissance des conditions de victoire adverses. Elles sont placées à la fin de leurs ordres de bataille respectifs.


Ordre de bataille coalisé
 
Eléments du corps du Generalleutnant von YORK (Brillant) – Placé à la convenance du joueur prussien
Détachement d’avant-garde – Oberstleutnant von Steinmetz (Ordinaire)
-          1° de Prusse orientale (2 bataillons)
-          Bataillon de fusiliers combiné  
-          4 pièces légères à cheval
-          3 x tirailleurs supérieurs

Réserve Oberst von Horn (Supérieur)
-          Oberst von Zielenski (Ordinaire)
-          Leib Regiment (2 bataillons)
-          5° rgt combiné (2 bataillons)
-          6° rgt combiné (2 bataillons)
-          Un régiment non identifié (2 bataillons)
-          Bataillon de fusiliers combiné
-          Bataillon de fusiliers du 2° de Prusse Orientale (supérieurs)
-          2 x Jägern (tirailleurs supérieurs)
-          4 x tirailleurs
-          2 batteries à pied (16 pièces moyennes)

-          GM Corswandt ( ?) (Ordinaire) – commandant la cavalerie
-          Dragons de Lithuanie (2 escadrons)
-          1° dragons de Prusse Occidentale (2 escadrons)
-          2° hussards de Silésie (2 escadrons)
-          2° batterie à cheval

La moitié des unités de Horn est placée sur la table ; l’autre moitié va entrer au tour 1 dans sa zone de déploiement initiale.


Conditions de victoire des coalisés : Le village de Weissig donne 8 PV ; celui de Klein-Steinitz 12 PV ; le Eichberg vaut 10 PV ; les routes en C3, D2 et D3 valent 3 PV chacune. Les coalisés ne peuvent aspirer à une victoire stratégique qu’en contrôlant Klein-Steinitz et les routes D2-D3.

Chaque camp marque 1 PV par unité ennemie affaiblie (réduite de moitié) et 3 PV par unité ennemie détruite.  En outre, chaque camp gagne 2 PV par général adverse hors de combat.


Ordre de bataille français

Eléments du Vème corps d’armée – Général Lauriston (Ordinaire)
- 16° division d’infanterie – Général Maison (Supérieur)
-          GB Penne (Ordinaire) et 1 colonel (Ordinaire)
-          151° de ligne (4 bataillons)
-          153° de ligne (3 bataillons)
-          4 tirailleurs supérieurs
-          6 pièces moyennes

Renforts :
Tour 1 (en B1 et sur la route à Steinitz) :

18° division – Général Lagrange (Supérieur)
-          GB Suden (Ordinaire)
-          155° de ligne (4 bataillons)
-          3 tirailleurs supérieurs

Tour 2 (en B1) :
-          GB Lafitte (Supérieur)
-          154° de ligne (3 bataillons)
-          3 tirailleurs supérieurs

Tour 3 (en B1 ou C1) :
-          GB Harlet (Supérieur)
-          135° de ligne (4 bataillons)
-          3 tirailleurs supérieurs
-          1 bataillon du 154° de ligne (en B1)

Tour 5 (en B1) :
-          2 bataillons des 149° et 150° de ligne
-          2 tirailleurs supérieurs


Conditions de victoire des Français : Le village de Weissig vaut 10 PV ; le Eichberg vaut 5 PV ; la route en A3 vaut 13 PV, les routes en C3, D2 et D3 valent 5 PV chacune. Les Français ne peuvent aspirer à une victoire stratégique qu’en contrôlant les routes D2-D3.

Chaque camp marque 1 PV par unité ennemie affaiblie (réduite de moitié) et 3 PV par unité ennemie détruite.  En outre, chaque camp gagne 2 PV par général adverse hors de combat.


Option (à lire par le joueur français uniquement) :
 
La bataille se prolonge
Les joueurs se sont préalablement mis d’accord pour faire une partie plus longue (au moins 16 tours). Dans ce cas, le Français annonce à son adversaire que :
 
Au tour 7 (17h00), York reçoit l’ordre de Barclay de Tolly de venir l’appuyer à Johnsdorf. Les Prussiens doivent donc rompre le combat au plus vite et se replier vers la route en A3.
Mais au tour 10, Barclay, se rendant compte que sa position n’est plus menacée, ordonne à York de reprendre Weissig. Le Prussien doit donc repartir à l’offensive. Pour cela, il bénéficie du renfort d’éléments russes dont voici la composition :
 
DétachementGeneralleutnant Sass (Ordinaire)
Brigade Oberst Kniaschnin II (Ordinaire)
- Grenadiers Arekcheyev (2 bataillons) (supérieurs)
- Grenadiers Ekaterinoslav (2 bataillons) (supérieurs)
 
Brigade Oberst Acht (Ordinaire)
- Grenadiers Tauride (2 bataillons) (supérieurs)
- Grenadiers Saint-Petersbourg (2 bataillons) (supérieurs)
 
L’une de ces brigades entre au tour 10 en A2, l’autre en A3 au tour 10 ou A2 le tour suivant. Les grenadiers russes, s’ils combattent en tirailleurs, sont ordinaires.
 
Dans ce cas, les Français reçoivent :
Tour 10 (en B1 ou C1) :
-          GB Charrière (Supérieur)
-          134° de ligne (2 bataillons)
-          2 tirailleurs supérieurs
 


Epilogue - Au terme de cet engagement brutal, les Français parviennent à rester maîtres du terrain. Mais les alliés ont aussi lâché prise en comprenant que les troupes du Vème corps de Lauriston loin d’être isolées, étaient suivies par tout le commandement du maréchal Ney. Ils se replient donc pendant la nuit et regagnent leurs positions de la veille. Le lendemain, ils disputeront le passage de la Spree, en prélude à la grande bataille de Bautzen.


Combats dans les bois de Weissig, au pied du Eichberg



Les Thermopyles de l’Allemagne - Krekwitz (Bautzen) – 21 mai 1813

 

Dès le lendemain des combats de Königswartha et Weissig, les troupes françaises continuent leur pression sur les positions défensives que les alliés ont eu le temps de préparer autour de la petite ville de Bautzen. Toute la journée du 20 mai, la droite française (XIIème corps d’Oudinot) passe la Spree et attaque sur les hauteurs boisées du secteur de Binewitz, où l’Empereur Napoléon veut attirer l’attention de l’état-major ennemi. Pendant ce temps, l’aile marchante du maréchal Ney – une véritable armée de plus de 70 000 hommes – doit tourner le flanc droit des coalisés. Le lendemain, suivant un déroulement très précis, la bataille reprend. Une fois Ney en position, une puissante attaque dirigée par Soult est lancée au centre. Les éléments du IVème corps passent la Spree à hauteur de Nieder Gurig. En face, les Prussiens de Blücher défendent les collines que leur chef affuble du nom de « Thermopyles de l’Allemagne. »  

Scénario :
Le combat compte 10 tours (de 14h00 à 16h30h)

Les zones de déploiement sont indiquées sur la carte ou dans les ordres de bataille. Les troupes prussiennes sont en formation de combat et leur artillerie prête à tirer. Les Français entrent dans la formation de leur choix. Ils jouent les premiers.

Les étangs sont infranchissables. Les cours d’eau sont passables à demi-mouvement. Les pentes sont douces et ne gênent pas les mouvements.

Conscrits : Les troupes françaises, peu entrainées, ne peuvent pas faire de mouvements en ligne. Elles peuvent cependant utiliser cette formation mais doivent passer en colonne ou en tirailleurs pour le moindre mouvement.

Notes sur les ordres de bataille :
- Les officiers peuvent commander toutes les troupes de leur nationalité qui sont dans leur rayon de commandement, quelle que soit leur affectation d’origine.

- Les bataillons des deux camps peuvent combattre entièrement en tirailleurs, supérieurs pour les fusiliers prussiens ou les légers franco-wurtembergeois, ordinaires pour la ligne française et les mousquetaires prussiens.
 


Ordre de bataille coalisé
Generalleutnant von BLÜCHER (Compétent)
 
à Plieskowitz :
-          Major von Röder (Compétent)
-          Bataillon de fusiliers de la Garde prussienne (élite)
-          Grenadiers de Silésie (élite)
-          2 x Jägern (tirailleurs supérieurs)
-          4 x tirailleurs

à Doberschütz :
-          Major von Streit (Ordinaire)
-          1° de Silésie (2 bataillons + bataillon de fusiliers)
-          4 x tirailleurs

entre Doberschütz et Krekwitz :
-          Oberst von Klüx (Compétent)
-          Major von Jagow (Ordinaire) 
-          Bataillon de grenadiers de Prusse occidentale (élite)
-          3 bataillons de Prusse occidentale
-          2 x Jägern (tirailleurs supérieurs)
-          4 x tirailleurs
-          1 régiment de uhlans (4 escadrons)
-          1 régiment de dragons (4 escadrons)
-          1 batterie à pied prussienne (8 pièces)

à Krekwitz :
-          Major von Othengraven (Ordinaire) 
-          2 bataillons de réserve du Leib Infanterie Regiment
-          6 x tirailleurs
-          2.Leib Husaren Regiment (4 escadrons)
-          1 batterie de position russe (12 pièces lourdes)
-          1 batterie à cheval prussienne (6 pièces légères)

Artillerie : (à disposer sur les hauteurs de la colonne B, au choix du joueur prussien)
-          2 batteries à pied prussiennes (12 pièces moyennes)
-          1 batterie de position russe (12 pièces lourdes)

Renforts : Les groupes de renfort prussiens entrent à partir de la prise de Doberschütz par le camp français, un groupe par tour, par le bord de table est. Kleist est attaché à un groupe d’infanterie. Chaque groupe d’infanterie comprend 1 bataillon de fusiliers et 2 de ligne.
-          GL von Kleist (Supérieur)
-          1 colonel (Ordinaire) avec le régiment de cavalerie légère de la Garde prussienne et le régiment des cuirassiers de Brandebourg (8 escadrons, tous élite)
-          1 colonel (Ordinaire) avec 3 bataillons et 2 tirailleurs issus de différentes brigades
-          1 colonel (Ordinaire) avec 3 bataillons et 2 tirailleurs issus de différentes brigades
-          1 batterie à cheval prussienne (6 pièces légères) attachée à l’un des groupes ci-dessus.

Conditions de victoire des coalisés :
Les villages de Krekwitz et Doberschütz valent chacun 5 PV, Plieskowitz vaut 10 points ; les hauteurs en B2 valent chacune 5 PV.

Chaque camp marque 1 PV par unité ennemie affaiblie (réduite de moitié) et 3 PV par unité ennemie détruite.  En outre, chaque camp gagne 2 PV par général adverse hors de combat.

Ordre de bataille français
Maréchal Soult (Supérieur)

Eléments du IVème corps d’armée – Général Bertrand (Ordinaire)
- 38° division d’infanterie – Général Franquemont (Compétent)
-          GB Stockmayer (Ordinaire) et 1 colonel (Ordinaire)
-          4 bataillons légers wurtembergeois
-          2 bataillons de ligne wurtembergeois
-          4 tirailleurs supérieurs
-          GB Neuffer (Ordinaire) et 1 colonel (Ordinaire)
-          4 bataillons de ligne wurtembergeois
-          1 batterie à pied (8 pièces moyennes)
-          1 batterie à cheval (6 pièces légères)

- Eléments de la 12° division – Général Morand (Brillant)
-          GB Hulot (Ordinaire)
-          3 bataillons légers
-          4 tirailleurs supérieurs
-          GB Sicard (Supérieur)
-          23° de ligne (4 bataillons et un détachement d’artillerie)
-          4 tirailleurs supérieurs

La brigade du général Hulot se déploie au nord de la Petite Spree en A1.

- Artillerie :
-          Major Coston (Ordinaire)
-          2 grandes batteries de 15 pièces moyennes chacune (en A2, voir carte)
-          1 grande batterie de 12 pièces moyennes (en A3, voir carte)

- Renforts :
Entrée au tour 1 :
-          Cavalerie – Général Briche (Ordinaire)
-          Général Major von Jett (Ordinaire)
-          2 régiments de chevau-légers wurtembergeois (8 escadrons)
-          2° chasseurs à cheval napolitains (2 escadrons)
-          1° batterie à cheval wurtembergeoise (6 pièces légères) 

Entrée par le bord ouest en A1 ou A2 au tour 4 :
-          GB Belair (Ordinaire) et 1 colonel (Ordinaire)
-          13° de ligne (4 bataillons) 

Entrée par le bord nord en B1 au tour 7, uniquement si Pleiskowitz n’est pas déjà aux mains des Français :
-          1 GB (Ordinaire)
-          4 bataillons de ligne
-          1 batterie à pied (8 pièces moyennes)

Conditions de victoire des Français : Les villages de Doberschütz et Plieskowitz valent chacun 5 PV ; les hauteurs en B2 valent chacune 10 PV. Les Français peuvent aspirer à une victoire stratégique en contrôlant Pleiskowitz avant le 6° tour.

Chaque camp marque 1 PV par unité ennemie affaiblie (réduite de moitié) et 3 PV par unité ennemie détruite.  En outre, chaque camp gagne 2 PV par général adverse hors de combat.

Brigade wurtembergeoise soutenue par une batterie française.

Epilogue - Les Wurtembergeois se distinguent particulièrement ce jour-là. Ils enlèvent les collines du centre et résistent à toutes les contre-attaques orchestrées par Kleist et Blücher. A partir de 17h00, le centre prussien commence à reculer sous la pression exercée par le IVème corps et les troupes du maréchal Ney qui arrivent par le nord. La journée est une victoire pour les Français, même si les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances de l’Empereur.






 

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