mercredi 7 septembre 2016

La Moskowa - 7 septembre 1812

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la victoire française de la Moskowa.
 
Le 7 septembre 1812, la Grande Armée de Napoléon affronte l'armée impériale russe commandée par Kutuzov à quelques dizaines de kilomètres de Moscou. C'est l'affrontement que Napoléon cherche depuis deux mois. Il veut battre les Russes et leur infliger la défaite décisive qui les forcera à conclure la paix selon ses conditions.
 
Au petit matin, les colonnes du général Delzons marchent sur le village de Borodino et la fête commence...
 
Bon, nous avons joué cette bataille mémorable le 14 juillet 2016 et... rien ne s’est passé comme prévu. Au moins pour les Français. Je ne vais pas faire un vrai compte-rendu parce que, honnêtement, j’ai vécu une de mes pires journées de jeu depuis que je pratique J
 
Une avalanche de jets de dés pourris qui n’a d’équivalent que le calvaire que j’avais vécu il y a quelques années au tournoi de Lyon – la seule compèt’ de figurines que j’ai jamais faite, ça fait envie de remettre ça J
 
Donc voici une série de photos. La qualité est variable, elles ont été prises par Hervé, Christophe, Thierry, Christian et un deuxième Christophe.
Christophe (Toutchkov) et Michel (Raïevski) qui scrutent la table peu avant le début de l'action.
 
Les Trois Flèches de Bagration
 
 Une autre vue de la même position
 
Et une autre avec le maître de céans, le prince Bagration qui montre le chemin de la castagne aux bataillons de la division Woronzov.
 
Une vue depuis Semenovaskaïa sur l'aile droite française
   
 
Au centre russe, la Grande Redoute de Raïevski
 
Le dit Raïevski qui me prépare un coup fourré (je vais jouer la division Morand, juste en face de lui)
 
Les éléments du VIIème corps russe en défense de la Grande Redoute
 
A leur gauche, l'autre division du VIIème corps, la cavalerie de Siewers et les grenadiers Mecklembourg occupant Semenovskaïa. Ce village aurait dû être fait d'isbas calcinées mais je n'ai pas eu le temps de les fabriquer...
 
De l'autre côté de la redoute, le VIème corps de Dokthorov soutenu par la cavalerie de Korff.
 
Ici, les positions de l'extrême gauche française.
Au premier plan, la cavalerie de l'armée d'Italie et la division Delzons
qui va bientôt s'attaquer à Borodino et sa belle église colorée.
Et Raïevski qui me soutire des informations tout en se préparant à me faire mal...
 
 Une vue depuis l'extrême gauche russe, au village d'Utitza,
tenu par le IIIème corps du général Toutchkov.
 
Chacun prend connaissance de son ordre de bataille.
 
Pendant ce temps, l'infâme Raïevski se demande ce qu'il fabrique sur cette colline.
 
L'état-major impérial et la grande batterie de la Garde qui va donner le signal de la bataille.
 
 A ses pieds, les troupes de Compans vont bientôt marcher à l'assaut des Flèches.
 
La batterie de Sorbier déclenche un tir monstre contre les Flèches.
 
Au centre français, Morand n'a toujours pas l'air d'être très bien réveillé...
 
 Du coup, l'infâme Raïevski et son complice l'abominable Dokthorov sont tout sourire :
 ils ont un plan !
 
Et tu parles d'un plan ! Le centre russe abandonne sa position défensive et descend à l'attaque du centre français ! En arrière, la garde du Tsar viendra apporter son soutien.
 
Un peu plus à droite, Ney se voit déjà maître des Trois Flèches...
 
...et il attaque...
 
 ...mais Hervé a campé un prince Bagration tout en sérénité
et n'a reculé devant aucun sacrifice de Français.
 
Au centre, Morand est toujours aussi dubitatif, tandis que son collègue Broussier pointe le problème du doigt : "si l'ennemi arrive jusque là, on est mal !"
Autour de la Grande Redoute, plus un seul Russe...
  
... ils sont tous contre nous.
 
A tel point que nos adversaires viennent carrément jouer de notre côté de la table.
 
Ils prennent leurs aises tandis que Broussier a du mal à cacher son inquiétude...
 
Il y a de quoi : nos troupes acculées ne peuvent sortir du goulet de Borodino.
 
De l'autre côté, furieux combats dans le bois d'Utitza entre les chasseurs de Schachovskoi et les troupes de Compans. A Utitza même, Les Polonais de Poniatowski repoussent les grenadiers russes.
 
Davout contemple l'échec des siens devant les Flèches,
 
tandis que Bagration est toujours aussi stoïque face à Ney.
 
Et seul Poniatowski parvient à prendre un peu de terrain
 
notamment grâce à l'appui du VIIIème corps de Junot. ce sera notre seule succès de la journée !
 
Mais là aussi, Toutchkov parviendra à rétablir la situation.
 
Toutes les unités spécifiques à la bataille étaient représentées.
Ici le 30° chasseurs à cheval (Ier corps de cavalerie de Nansouty).
 
J'ai encore pas mal d'images. Je tenterai de compléter ça au plus vite.
 

mercredi 22 juin 2016

Dresde 1813

Dresde – 27 février 2016
 
Comme promis il y a quelques mois, voici les images d’une bataille de Dresde que nous avons jouée fin février. J’en profite pour dire que vous pourrez trouver plusieurs scénarios en rapport avec cette partie dans le numéro de juillet 2016 de Vae Victis.
Dans le même numéro, je présenterai aussi un article historique sur la première phase de la campagne d’Italie de Bonaparte en avril 1796, au cours de laquelle les Français chassent les Autrichiens des Apennins et forcent les Piémontais à conclure la paix. Cet article sera suivi, à partir de la rentrée, d’une série avec scénarios sur cette campagne.

Donc à l’occasion de cette grande bataille (9 joueurs), on accueille Hervé Caille et son fils Adrien (10 ans mais suffisamment à bonne école pour savoir que faire à la tête d’une division de cavalerie). Hervé est venu tester notre règle. Je lui ai donné le rôle de Murat, commandant l’aile droite française
Parmi nous également, Stéphane, un de nos joueurs réguliers, est venu avec ses deux fils (de 14 et 16, je crois quelque chose comme ça). Autant dire que la salle de jeu a pris un joli coup de jeune ce jour-là ! J


Les OdB ont été très édulcoré de manière à faire une bataille relativement rapide et à ne léser aucun joueur. Je cherche systématiquement à mettre en place des situations historiques mais également à fournir à chaque joueur (en particulier les débutants) assez de troupes et suffisamment de chances pour jouer sans frustration. Par contre je ne contrôle pas leurs jets de dé J
Ainsi, ne cherchez pas dans cette bataille une restitution exacte de la bataille de Dresde.

Donc à l’occasion de cette grande bataille (9 joueurs), on accueille Hervé Caille et son fils Adrien (10 ans mais suffisamment à bonne école pour savoir que faire à la tête d’une division de cavalerie). Hervé est venu tester notre règle. Je lui ai donné le rôle de Murat, commandant l’aile droite française

Parmi nous également, Stéphane, un de nos joueurs réguliers, est venu avec ses deux fils (de 14 et 16, je crois quelque chose comme ça). Autant dire que la salle de jeu a pris un joli coup de jeune ce jour-là ! J
 
Les OdB ont été très édulcoré de manière à faire une bataille relativement rapide et à ne léser aucun joueur. Je cherche systématiquement à mettre en place des situations historiques mais également à fournir à chaque joueur (en particulier les débutants) assez de troupes et suffisamment de chances pour jouer sans frustration. Par contre je ne contrôle pas leurs jets de dé J
Ainsi, ne cherchez pas dans cette bataille une restitution exacte de la bataille de Dresde.
 
Pour commencer, un petit tour sur l’aile gauche alliée tenue par Giulay/Christophe:
 
 
 
Son objectif principal est l’attaque et si possible la prise du faubourg de Friedrichstadt. Le faubourg étant cantonné en bord de table, il est clair que c’est une tâche qui demanderait une quasi annihilation de l’aile droite française, chose peu probable. Giulay doit donc surtout compter sur les PV qu’il gagnera en faisant le plus de pertes possibles aux Français. De toute façon, ces collègues ont plus de chances que lui d’emmagasiner les fameux points nécessaires à la victoire puisqu’ils ont un plus grand nombre d’objectifs à leur portée.

Détail important : l’aile gauche de Giulay est coupée du reste de l’armée alliée par le ravin de la Weisseritz qui n’est franchissable qu’au pont de Plauen. Ce pont est donc un objectif important pour les Français (mais n’est pas compté comme tel pour Giulay, qui doit être assez grand pour se rendre compte tout seul de l’importance de la position !)
 
 
 
Au centre allié, Maxime, un de nos jeunes invités qui avait déjà fait fureur à la tête d’une division sudiste à Sharpsburg quelques mois plus tôt, va tenir le rôle du prince de Hessen-Homburg. Il commande à 18 bataillons, une dizaine d’escadrons et 5 batteries d’artillerie. J’ai même prévu l’arrivée possible d’une réserve de grenadiers autrichiens, au cas où ça se passerait mal pour lui mais y a peu de chances…

À l’aile droite, Stéphane commande une partie du corps prussien de Kleist, soit 18 bataillons, 16 escadrons et 4 batteries. Et dans le prolongement, sur le côté latéral de la table, Melvin dirige les Russes de Wittgenstein, soit 14 bataillons, 6 escadrons et 3 batteries.

Côté français, Bruno jouera Ney face à Melvin et Stéphane (12 bataillons, 8 escadrons et 4 batteries). Au centre gauche, moi-même en Mortier avec 12 bataillons et 4 batteries. Nous avons une petite réserve de Vieille Garde dans la ville : 4 bataillons et 4 escadrons.

À ma droite, Christian/Saint-Cyr (12 bataillons et 4 batteries) suivi d’Hervé/Murat avec 12 autres bataillons, 3 batteries et toute notre cavalerie (dont une partie est commandée par le jeune Adrien).
 
Ma plus grosse surprise est le choix de mes collègues français quant au partage de la cavalerie. Historiquement, le Ier corps de cavalerie de Latour-Maubourg et la 10ème division de Pajol ont été massés à l’aile droite. Notre scénario laissait la possibilité à nos généraux de revoir ce déploiement. Et à mon grand étonnement, Hervé/Murat et Christian/Saint-Cyr se sont entendus pour laisser la grande majorité des troupes montées à l’aile droite. Seule une brigade de cuirassiers était venue se placer au pont de Friedrichstadt pour épauler les troupes de Christian.

Le plus drôle restait de voir la tête de Christophe/Giulay lorsqu’il a compris que ces 10 unités de cavalerie allaient devoir faire face à quasiment le double de troupes à cheval…


Au centre, Maxime me met une pression énorme d’entrée de jeu. Il joue super bien le coup en refusant son aile gauche devant Christian (il se contente de couvrir Plauen, délaissant le jardin Köhler et la redoute N°5) et en attaquant en force mes positions entre la porte de Dippoldiswald et la redoute N°4.

Et ça ne tarde pas à payer puisqu’il s’empare de la redoute 4 dès le premier assaut tandis que j’accumule les 1… En plus mes réserves peinent à réagir parce que je me suis un peu empêtré dans les jardins, les zones construites, etc. Je suis obligé de mettre en mouvement nos dernières réserves : 2 bataillons et 4 escadrons de Vieille garde. Il ne reste plus que 2 bataillons dans la ville !
 
 

Christian semble dubitatif devant ces Autrichiens en attente et patiente un tour ou deux pour voir venir.  Peut-être craint-il que des renforts ne viennent apporter un surnombre contre ses troupes. Mais voyant que rien ne se passe, il finit par avancer dans la plaine et surtout envoie une brigade à mon aide sur la porte de Dippoldiswald où 4 escadrons de cavaliers blancs vont bientôt me poser des problèmes. C’est un choix heureux parce que je commence à transpirer sévèrement devant les jardins de Dresde ! Car en plus de me faire battre par les Autrichiens, les batteries de la Vieille Garde tirent comme des pieds et prennent des pertes sévères par les jägers et grenzers déployés en tirailleurs. Et au loin arrivent les Prussiens…

 
 
 
En effet, ceux-ci sont désormais à portée de tir. Dans le Grand Jardin, Bruno engage leurs tirailleurs et sur la gauche, la brigade du Prince Auguste longe les haies extérieures en direction de la redoute N°4 où la lutte fait rage.

Les contre-attaques succèdent aux attaques et j’enregistre enfin quelques succès. On dirait que la fortune revient. De plus, la brigade de Christian libère mon aile droite, ce qui me permet d’envoyer quelques bataillons menacer le flanc des Autrichiens qui attaquent les jardins.

Je réussis à repousser les dernières attaques. Petit à petit, je reprends l’avantage devant les faubourgs. Seule la portion entre la redoute et le Grand Jardin a flanché. Mes bataillons décharnés se sont repliés derrière les murs des jardins et la cavalerie de La Ferrière tente un effort pour dégager mes batteries et virer les escadrons autrichiens et même prussiens qui commencent à pulluler dans le secteur. La charge n’est pas si brillante – décidemment la Vieille Garde n’aura pas fait d’étincelles ce jour-là – mais elle sauve momentanément la situation. Et puis la redoute N°4 est restée en mon pouvoir. Les bataillons autrichiens épuisés sont finalement repoussés par ma deuxième ligne !

Maintenant, la menace la plus pressante vient du Grand jardin…
 
Les actions furent moins violentes sur l’aile droite des coalisés. Peut-être est-ce de ma faute. J’avais peut-être placé la zone de déploiement des Russes (Melvin) trop loin du « point d’impact » estimé avec les Français de Ney. Il faut dire que Melvin n’a pas été aidé par Bruno/Ney qui choisit de soigneusement conserver une pause défensive malgré nos objectifs lointains, tout en avançant la cavalerie de la Garde pour menacer le flanc des Russes. À cet endroit, plusieurs combats opposent donc les lanciers de la Garde à deux carrés russes qui arrivent à tenir face aux meilleurs cavaliers de notre armée. Ceci dit, les lanciers ont parfaitement fait leur travail puisque l’attaque de l’infanterie de Wittgenstein ainsi retardée n’a pu avoir lieu à fond.

En fin de bataille arrivent les hussards de Wassiltchikov et les deux cavaleries s’affrontent sans qu’un résultat très net ne se dessine.
 
 
Pendant ce temps vers le centre, le Grand jardin est à son tour la proie de furieux combats entre mon aile gauche et les Prussiens du Prince Auguste, tandis que les brigades Pirch et Jagow se fusillent avec la Jeune Garde de Barrois (corps de Ney). Comme au centre, je me fais enfoncer et recule précipitamment, jetant même le désordre dans les bataillons de Bruno qui sont rangés derrière moi. Heureusement, les deux bataillons de Vieille Garde de Christiani viennent soulager mes unités malmenées. Mais il est surtout l’heure de suspendre le feu.
 
 
 
 
 
 
Le combat aurait encore pu durer sur cette partie du champ de bataille mais les Autrichiens sont battus et les compte des PV est en notre faveur. Les alliés dont la moitié de l’armée est épuisée (voire détruite !) nous laissent la victoire. Mais honnêtement, celle-ci arrive surtout à cause de la mésaventure de l’aile de Giulay. Il faut bien reconnaître que de mon côté, j’ai subi des pertes sévères. Je les ai un peu compensées en mettant en déroute quelques bataillons épuisés de Maxime en fin de combat. Mais l’infanterie russe est quasi intacte et les Prussiens de Stéphane ont plutôt pris l’avantage dans le Jardin, même si celui-ci reste disputé. Et ils arrivent encore en très grand nombre en seconde ligne. Il est probable que, s’ils avaient pu nous engager plus rapidement, leurs effectifs nous aient forcé à reculer au moins jusqu’aux portes de Dresde, si ce n’est pire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sinon je dirais qu’on n’a pas encore trouvé notre maréchal Ney autour de notre table. À Dresde comme à Friedland l'automne dernier, les deux joueurs qui ont incarné le Rougeot ont fait preuve de plus de prudence que de l’exaltation caractéristique du personnage J.
On verra bientôt si l'un d'entre nous se révèle puisque la prochaine grande bataille est fixée au 14 juillet, avec 10 ou 11 joueurs prévus (c’est le max qu’on pourra faire entrer dans la salle de jeu de Christian). A priori gros affrontement franco-russe.

À bientôt donc, et n’oubliez pas de retrouver Bonaparte en Italie et Napoléon à Dresde dans le Vae Victis 128, sortie début juillet 2016.

 

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