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dimanche 14 mars 2021

Hexham 1464 - Guerre des Deux roses

 

La deuxième partie de mes scénarios sur la Guerre des Deux roses est récemment parue dans le numéro 155 de Vae Victis. Comme annoncé dans l’article, j’avais préparé plusieurs hypothèses de mise en place de la bataille très mal connue d’Hexham. Je redonne donc ici le scénario original ainsi que deux variantes qui sont restées de côté faute de place.

J’en profite pour rajouter de nouvelles photos de Jérémie Lefebvre qui viennent compléter celles déjà publiées.


Hexham, 15 mai 1464

Les Yorkistes jouent les premiers. La bataille dure 6 à 9 tours (selon les règles pratiquées).


Armée yorkiste

Aile gauche – Lord Greystoke (+1)

·         1 unité d’infanterie d’élite (Maison de Lord Greystoke)

·         2 unités d’archers longs

·         1 unité d’infanterie

Centre – Lord Montagu (John Neville, frère du Kingmaker) (+2)

·         2 unités d’infanterie et d’archers longs d’élite (Maison du comte)

·         2 unités d’archers longs

·         2 unités d’infanterie

Aile droite – Lord Willoughby (+1)

·         1 unité d’infanterie d’élite (Maison de Lord Willoughby)

·         3 d’archers longs

·         1 unité d’infanterie

 

Armée lancastrienne

Aile droite – Lord Thomas Roos (+0)

·         1 unité d’infanterie d’élite

·         2 unités d’archers longs des levées

·         1 unité d’infanterie des levées

Centre – Henry Beaufort, Duc de Somerset (+1)

·         1 unité d’infanterie d’élite (Maison du duc)

·         2 unités d’archers longs

·         1 unité d’infanterie

Aile gauche – Sir Ralph Grey (+1)

·         1 unité d’infanterie d’élite (Maison de Lord Grey)

·         2 unités d’archers longs des levées

·         1 unité d’infanterie

 

Le duc de Somerset

Notes et options :

·         La rivière est infranchissable ailleurs qu’au pont et aux gués.

·         La marche de Lord Montagu a probablement surpris les troupes lancastriennes. Les Yorkistes bénéficient d’un mouvement supplémentaire gratuit lors du premier ou des deux premiers tours (à décider selon vos règles de jeu).

·         Il existe deux hypothèses qui donnent le déploiement de Somerset d’un côté ou de l’autre de la route. Il est donc possible de jouer sur la carte 2. Les yorkistes sont sur la colline en C2 et C3, l’armée lancastrienne en B2 et B3 avec son camp dans ou à la place des champs qui bordent la rivière en B2.

·         L’aile gauche de l’armée lancastrienne est partie en déroute dès le début des combats. Il est possible de traiter sa défaillance de deux manières. Soit en lui faisant subir un test de déroute à la fin de son premier tour de combat (sur 1d6 = 1-2, elle prend la fuite. Elle a un bonus de +1 au jet si elle a gagné la majorité de ses corps-à-corps dans ce tour). Soit par une solution moins radicale, on considère qu’elle n’est pas encore déployée. Dans ce cas, on place ses unités adjacentes au camp lorsque commence le jeu. Les unités qui parviennent à fuir sur l’autre rive ne sont pas comptées comme perdues pour la victoire.

·         Un intéressant scénario a été proposé dans un article de John Watson dans le numéro 36 de la revue britannique Hobilar (mai 2000) : Somerset tend une embuscade à Montagu. Son armée est dissimulée derrière les bois et dans le repli de terrain entre Swalloship Hill et la Devil’s Water (colonne 4 de la carte 2). Celle de Montagu est en colonne de marche sur la route. Les Lancastriens jouent les premiers et bénéficient d’un mouvement supplémentaire gratuit au tour 1. Les unités yorkistes, une fois l’ennemi repéré, doivent réussir un test individuel (1d6 = 4+) pour se mettre en ordre de bataille et agir normalement.

L’hypothèse de John était que l’aile droite de Roos fut la première à voir l’ennemi et à comprendre sa force réelle. Cédant alors à la panique, elle se débande avant même le début du combat. Dans notre scénario, on peut – ou non – choisir de lui faire subir le test de moral de l’option précédente.

 


Conditions de victoire :

Pour vaincre, une armée doit détruire le tiers de l’armée adverse. Si à la fin d’un tour joué sur la carte 1, les Yorkistes parviennent à prendre le pont et que l’armée lancastrienne est encerclée, elle capitule immédiatement.


Le duc de Gloucester et futur roi Richard III

 

Sir William Neville, Lord Fauconberg

 

Les hommes du duc d'Exeter reçoivent une charge de pied ferme

 

Sur la colline, le célèbre Richard Neville, comte de Warwick

 

Les hommes de Sir Henry Bourchier et de William, Lord Hastings s'affrontent. Bon, en réalité, Bourchier est un partisan de York, ces deux seigneurs combattent donc dans le même camp. Hum...

 





Le comte d'Oxford contre les hommes de Lord Hastings

 










vendredi 16 octobre 2020

Batailles jouées en septembre

A l'heure où l'on s'enferme à nouveau, notre bataille-anniversaire de Leipzig prévue dimanche 18 octobre est annulée...

Heureusement les copains du "club" n'ont pas perdu leur temps et ont joué quelques batailles en septembre. La plupart avec leur Art de la guerre "adaptée" et jouées avec des budgets considérables.

Ceci nous offre de belles tables, très populeuses.

Ci-dessous, un affrontement dans le Japon médiéval envahi par l'armée mongole, suivi d'une bataille entre Egyptiens et envahisseurs venus de la mer sur les bords du Nil.

Et pour finir, un constat pas vraiment nouveau à AdG est de retour : les armées d'archers ne sont pas à la noce. Pour preuve, un Azincourt où les Anglais ont eu beaucoup plus de mal que dans la réalité.


Le château de Christian, pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de le voir dans Vae Victis.


 
Le camp de l'armée mongole

Et dans la plaine, l'affrontement avec l'armée japonaise venue secourir sa forteresse.


Un peu plus loin, les défenseurs du camp de l'armée de secours doivent faire face à un corps de cavalerie des steppes.




 
 
Dans le delta du Nil...





 
Et finalement un Azincourt pas vraiment historique :
 

La masse des troupes françaises avance vers les lignes anglaises.


Comme à l'accoutumée avec AdG, la portée plus que réduite des tirs permet aux Français de se positionner avantageusement face aux Anglais moins nombreux sans encourir la moindre perte...

... avant de lancer l'assaut sur toute la ligne.

Le choc est féroce, la ligne anglaise très inférieure en nombre, vacille...

... se fissure...

... puis finit par exploser complètement.
 
Certes, les dés n'ont peut-être pas été dans le camp des archers anglais. Et il aurait fallu adapter la règle, surtout en jouant avec une échelle surdimensionnée (au moins 600 points de budget au lieu des 200 habituels) : permettre aux arcs longs de tirer beaucoup plus loin, peut-être aussi intégrer des reculs ou au moins stopper les unités françaises affligées de pertes conséquentes, etc.

Mais on reste un peu perplexe face à une règle dédiée à la période médiévale qui ne permet pas de rejouer correctement les unités de tireurs, composantes essentielles d'un paquet d'armées concernées. Car il semble difficile à AdG de jouer des batailles comme Crécy ou Azincourt, ou dans une moindre mesure celles de la guerre des Deux roses.

C'est quand même triste que les Anglais n'aient pas pu, dans un geste de fair-play chevaleresque dont ils ont parfois le secret, massacrer leurs prisonniers, comme à l'historique :))
Bon, de toute façon, il n'en ont pas tué tant que ça, des prisonniers, d'après Keegan, le célèbre historien... tiens, anglais !

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