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dimanche 2 septembre 2012

Shiloh - scénario 2

Comme promis il y a quelques jours, voici un premier complément à l'article de Vae Victis sur cette fameuse bataille de Shiloh. L'article s'intitule "scénario 2" car le premier scénar que j'avais préparé (sur l'attaque de la division Prentiss à l'aube du 7 avril) a été livré à Vae Victis. Nicolas Stratigos, le rédac' chef, n'a pas pu le passer faute de place et doit le placer sur le site dans la revue prochainement.

Tout d'abord, voici la carte générale de la bataille telle qu'elle apparait dans l'article :


Soldat US en chapeau et sack coat

Ensuite, un mot concernant les illustrations. Si l'aspect général des armées en présence est certainement celui d'une bataille "classique" de la Sécession, il est possible qu'un certain nombre d'unités aient porté des uniformes particuliers à Shiloh. Lors de mes recherches, un wargamer américain m'a précisé que la diversité d'aspect des troupes est aussi vaste que lors de la première bataille de Manassas (1st Bull Run). Je ne suis pas exactement sûr de cela car je n'ai que très peu de sources sur le sujet mais j'ai répertorié quelques effets distinctifs pour une poignée d'unités. Toute la difficulté, tant mes informations sont fragmentaires, est de savoir si ces "détails" se rapportent à un régiment entier ou seulement à une ou plusieurs de ses compagnies.
Ces informations sont bien entendu prévues pour les joueurs qui souhaiteraient personnaliser quelque peu leurs troupes en vue de rejouer Shiloh.

Pour le Nord, il n'y a que peu de changements avec l'image habituelle du soldat bleu. Je pense que le sack coat est, comme souvent, le vêtement le plus répandu dans la troupe. Certaines sources picturales (comme Keith Rocco) montrent que la shell jacket est aussi très présente.

En revanche, il semble acquis que les soldats de l'Union sur le front occidental portent le chapeau en une forte proportion que dans la région des capitales.

9th Illinois en shell jacket

Une distinction notable : tous les régiments de la Highland brigade du BG John McArthur portent le bonnet écossais de leur chef, qui deviendra, d'après L.J.Daniel, l'un des généraux nordistes les plus brillants du front de l'ouest. Sa brigade (div. W.H.L. Wallace) comprend les 9th et 12th Illinois, 13th et 14th Missouri et 81st Ohio, vétérans de Fort Donelson.


Brigadier General John McArthur
On trouve également cinq compagnies de réguliers de l'armée américaine au sein de la brigade Rousseau (2ème division de l'armée de l'Ohio). J'ignore s'ils portent la casquette ou le chapeau Hardee mais il est possible de les distinguer sur nos tables grâce à ce couvre-chef.

Comme à l'habitude, les officiers fédéraux portent le frockcoat (redingote à mi-cuisse) en grande nombre.

Il y a aussi certainement quelques régiments de zouaves mais je ne sais pas exactement lesquels, à part le 11th Indiana (Wallace Zouaves) de la division de Lew Wallace. Il est en image dans le précédent message et dans le VV 106, mais on ne peut pas dire qu'il prend une part très active à la bataille puisque Wallace loupe toute la première journée de combats et s'implique fort peu le second jour sur l'aile droite de l'Union.

 La plupart des unités de l'armée de Grant sont formées de troupes qui sont sous les drapeaux depuis de longs mois. Il est probable que leur aspect ne diffère en rien de n'importe quelle autre armée nordiste en campagne. Les divisions de Prentiss et Sherman, qui sont presque entièrement composées de nouvelles recrues n'ont sans doute pas une allure très différente, mais on sait que Sherman se plaint que ses troupes, non contentes de ne rien connaître à leur métier de soldat, ne sont pas très bien équipées.

Je ne sais pas à quelle période exactement la photo ci-dessus se réfère, mais il est possible que ce soit une représentation des volontaires fédéraux du début de guerre, peut-être dans les mois qui précèdent Shiloh. D'après sa légende, ces hommes appartiendraient au 21st Missouri, (brigade Peabody, division Prentiss). 

Je dispose aussi d'informations sur quelques régiments et bataillons confédérés et je les donnerai dans un futur article. En attendant, voici le scénario de l'attaque de Shiloh Church, la première position de la division Sherman :

Jouer Shiloh


Le scénario qui suit (ainsi que le n°1 « Attaque sur Prentiss », qui sera bientôt visible sur le site de Vae Victis) simule l'un des touts premiers affrontements de la bataille. Le joueur unioniste ayant normalement moins de chances de l'emporter, ce scénario a été pensé comme une « course contre la montre ». L'objectif du sudiste est de détruire ses adversaires le plus rapidement possible, en usant le moins de troupes possible. Le nordiste doit, au contraire tenir le plus grand nombre de tours. Plus il parvient à garder ses troupes en ordre pour combattre, plus il force l'ennemi à engager de réserves, plus il marque de points.

Les ordres de bataille donnés ne correspondent pas à une règle précise. Les joueurs devront les adapter à celle qu'ils pratiquent. La taille du plateau de jeu et le nombre de tours à tenir seront bien entendu eux aussi à ramener aux distances de mouvement de la règle employée. A titre d'exemple, dans le scénario n°1, « Attaque sur Prentiss », les brigades de Gladden et Chalmers, une fois entrées sur la table, doivent mettre 2 tours de mouvements pour atteindre la ligne nordiste de Miller.

Scénario n°2 - Attaque sur Sherman (7h0 – 10h00)

Nombre de tours : 10
Le joueur sudiste joue le premier.

Points de victoire :
+ 2 points par cantonnements US occupé
+ 5 points si l'église de Shiloh est occupée au tour 10
+ 10 points si le champ de Ben Howell est occupé au tour 10
+ 3 points par unité ennemie en déroute
+10 points au nordiste si B. Johnson est engagé
+10 points au nordiste si Pond est engagé
+ 10 points au sudiste si Raith (US) est engagé
+ 5 au nordiste pour chaque tour joué après le 8ème inclus

Troupes confédérées

Eléments du IIIème corps, général Hardee (+1)Brigade de Cleburne (+0)
6th Ms. (425)
15th Ak. (400)
2nd Te. (365)
23rd Te. (578)
24th Te. (400)
35rd Te. (369)

Bataillon d'artillerie du major Shoup
Trigg's battery (2 pièces de 6 ; 2 obusiers de 12)
Calvert's battery (2 pièces de 6 ; 2 obusiers de 12)
Hubbard's battery (2 pièces de 6 ; 2 pièces de 3 rayées)
Renforts :

Brigade Patton Anderson (+0) Entrée à 8h00 par le bord sud
1st Fla. Inf. Batt. (250)
9th Tx. (226)
17th La. (326)
20th La. (507)
Confederate (La.) Guards Response Batt. (169)
Washington (La.) Artillery (Capt. Hodgson) (2 pièces de 6 ; 2 pièces de 6 rayées ; 2 obusiers de 12)

Major Général Charles Clark (+1) Entrée à 8h00 par le bord sud
Brigade du colonel Russell (+0)
11th La. (550)
12th Te. (700)
13th Te. (600)
22nd Te. (800)
Bankhead's battery (4 pièces de 6 ; 2 obusiers de 12)
Polk's battery (4 pièces de 6 ; 2 obusiers de 12) Entrée à 8h30 par le bord sud

Brigade de Bushrod Johnson (+1) Entrée à 9h00 par le bord sud
2nd Te. (400)
15th Te. (500)
154th Te. Senior Rgt. (650)
Blythe's (Ms.) Rgt. (400)

Brigade du colonel Pond (+0) Entrée à 9h30 au point P
16th La. (330)
18th La. (500)
38th Te. (700)
Crescent (La.) Rgt. (700)
Orleans Guards (La.) Batt. (300)

Troupes de l'Union

5ème Division, général Sherman (+2)
Brigade du Col. McDowell (+1)
6th Iowa (632)
40th Illinois (597)
46th Ohio (701)
Brigade du Col. Hildebrand (+1)
53rd Ohio (640)
57th Ohio (542)
77th Ohio (645)

Brigade du Col. Buckland (+1)
48th Ohio (606)
70th Ohio (854)
72th Ohio (647)
  Bataillon d'artillerie du major Taylor
Barrett's battery (2 obusiers de 12 ; 4 pièces de 6)
Waterhouse's battery (6 James rayés)
Behr's battery (2 obusiers de 12 ; 4 pièces de 6)

4th Illinois Cav. Rgt. (291)

Renforts :

Eléments de la 1ère division de McClernand
Nispel's battery (2 obusiers de 12 ; 2 pièces de 6) Entrée au tour 1 par la route au nord
Brigade du Col. Raith Entrée au tour 3 au point R
17th Illinois (400)
29th Illinois (387)
43rd Illinois (500)
49th Illinois (500)


Toutes les troupes sont « novices », sauf précisions dans les règles spéciales.
Toutes les pièces d'artillerie sont à âme lisse, sauf précision.
Règles spéciales :

Le terrain est entièrement boisé à l'exception des champs visibles sur la carte. Néanmoins, les joueurs peuvent ménager quelques clairières réparties aléatoirement, ainsi que quelques petites collines plus ou moins couvertes de végétation.

Rebel Yell – les unités confédérées bénéficient d'un +1 au combat (voire au test de charge si la règle utilisée en comporte un) pour chaque premier combat qu'elles initient.

Inextricable ! – Toute unité qui tente de franchir la Shiloh Branch doit passer un test. Sur un résultat de 4-6 sur 1D6, sa traversée est retardée d'un tour. Pour ce faire, le joueur doit « activer » ses troupes à la brigade c'est à dire déclarer par exemple « je tente de passer la Shiloh avec la brigade Cleburne », mais chaque régiment applique individuellement et immédiatement le résultat. C'est à dire que si le premier régiment de la brigade échoue à son test et reste derrière le ruisseau, les autres doivent tout de même tenter le passage. Ceci permet de simuler la difficulté des officiers sudistes à garder la cohésion de leurs troupes lors des attaques répétées du matin.

Sauve qui peut ! – Au cours du combat, le colonel Jesse Appler, du 53rd Ohio, est saisi d'une terreur panique. Il s'enfuit, jetant le trouble dans les rangs de son régiment. Le 53rd doit effectuer un test chaque fois qu'il est engagé par l'ennemi (tir ou combat). Sur un résultat de 4-6 sur 1D6, il lâche pied et part en déroute. Toute unité amie qui assiste à la déroute dans un rayon de 15 cm doit tester à son tour. Sur un résultat de 6, c'est la déroute et les tests se répercutent sur d'éventuels unités voisines.

dimanche 26 août 2012

Shiloh dans le Vae Victis # 106


Soldat confédéré générique

La guerre de Sécession a toujours été une de mes périodes favorites bien que je l'ai délaissée en matière de figurines depuis quelques années maintenant. Ceux qui me connaissent ne s'étonneront pas de ceci, sachant mon grand intérêt pour l'Histoire des Etats-Unis entre 1840 et la Grande Dépression. Je vadrouille depuis longtemps des gangs de New York à ceux de Chicago et du Midwest, en passant par la Guerre civile, le Missouri des James et Younger, le Deadwood de Wu et « Swengen », le Wyoming de Butch Cassidy, l'humour sinistre d'Ambrose Bierce, les boxeurs à mains nus de l'ère héroïque, les trafiquants d'alcool et la musique populaire américaine en général. Mes travaux et mes projets de dessin et d'illustration sont pour longtemps marqués par cette période, je pense.

Alors non, il ne s'agit malheureusement pas d'un nouveau projet, il y a déjà trop de choses entamées dans mes tiroirs et je n'ai pas assez de temps pour cela. Mais, à titre personnel, je ne pouvais pas laisser passer les 150 ans de la bataille de Shiloh (6 et 7 avril 1862) les bras croisés. C'est chose faite puisque j'ai proposé un article sur la question à Nicolas Stratigos de Vae Victis, qui doit paraître dans le prochain numéro de la revue. L'article étatit initialement prévu pour avril dernier mais il a été plusieurs fois reporté et arrive donc en septembre, date anniversaire d'une autre de mes épopées favorites : Sharpsburg-Antietam.

Shiloh est l'un des épisodes qui m'intéressent et me touchent le plus de cette terrible page de l'Histoire américaine. « La plus meurtrière des batailles des temps modernes », comme titra un journal de l'époque. Il n'allait pas falloir attendre longtemps pour que d'autres batailles le dépasse en nombre de victimes, mais cet affrontement créa un choc profond dans les mentalités de l'époque, non seulement aux Etats-Unis mais aussi en Europe. En deux jours d'un horrible combat, on venait de comprendre que cette guerre n'était pas prête de prendre fin, et surtout qu'elle allait marquer cette nation à jamais. En 48 heures, le pays allait perdre plus de fils que lors de toutes les guerres réunies qu'il avait connu jusque là (Révolution, guerre de 1812, guerres du Texas et du Mexique, guerres indiennes) ! Cette bataille sonna bien la « fin de l'innocence » pour toute une génération d'Américains.

J'espère dans les temps à venir proposer ici même quelques compléments sur la question, sous la forme de scénarios, d'informations variées, d'illustrations, etc.


11th Indiana, dit Wallace Zouaves



J'en profite pour vous signaler aussi le blog du Général Sherman , où l'on trouve de superbes images de figurines 10mm, dont deux compte-rendus des combats livrés le 6 avril 1862 autour de l'église de Shiloh (position tenue par la division de Sherman) et sur le « chemin creux » et le « Nid de Frelons » (divisions Hurlbut, Prentiss et WHL Wallace).

mercredi 31 mars 2010

Tournoi "Art de la Guerre" de Villefontaine - 27 et 28 mars

Désolé, mais je n'avais pas d'appareil photo. Alors ce compte-rendu sera illustré de quelques dessins rapidement exécutés pour l'occasion et de photos de l'armée que nous avons habilement conduite à la défaite.


On a donc disputé notre premier tournoi le week-end dernier, Christophe et moi. On a commencé par une rencontre en équipe. Avec une armée que l'on n'a pas l'habitude d'utiliser, puisque les dates des listes autorisées (200 à 1000 de notre ère) ne nous permettent pas d'aligner nos armées hellénistiques.

Planquez-vous, voilà les Normands des comtes Christophe Tête-de-fer et Franck le Chanceux.


Une belle horde de troupes peu manœuvrables (13 chevaliers moyens impétueux, dont 4 d'élite) ou pas très décisives (9 lanciers lourds et 6 tireurs, tous médiocres), complétées par un petit noyau de troupes légères (3 Li arc et 3 Lh javelot).


Notre manque d'expérience est un handicap (seulement 6 parties depuis environ un an que nous avons la règle!), mais surtout le gros questionnement est sur le comportement de troupes nouvelles (archers, montés impétueux en grand nombre, troupes médiocres, etc).
J'aurais aimé tenter les Romains patriciens mais si cette liste m'attire et si j'ai les figurines disponibles, il y avait trop de peinture à faire pour pouvoir l'aligner dans les temps. De plus, notre qualité de débutant nous a fait préférer une armée certes plus lourde (c'est rien de le dire!) mais où nous n'aurions pas systématiquement à nous référer à la règle à cause d'une trop grande variété de troupes. On aurait peut-être dû se gratter…

Difficile de faire un CR un peu correct des différentes parties, parce que j'étais tellement occupé à transpirer sur mes chevaliers que je me suis rarement impliqué dans les affaires de Christou. Mais je vais quand même essayer.

1ère partie – Débutants, va!

On affronte les Sassanides de Philippe et Eudes. On leur en met directement plein la vue et ils comprennent immédiatement qu'ils ont affaire à des champions: notre déploiement n'est même pas conforme à la règle et on a besoin de leurs éclaircissements pour se sortir du pétrin.
Eudes est une vraie machine à calculer (une calculatrice, quoi). Dès qu'on place un corps, il compte nos points en direct et annonce aussitôt à Philippe notre reliquat de budget.

Ces petits "détails" sont un peu déstabilisants, j'avoue, et j'en perds mes moyens. A l'extrême gauche de notre ligne, 3 ou 4 Lh menacent mon corps "léger" (3 Lh javelot et 3 Kn). Si je ne fais rien, ces parasites vont m'emm… toute la partie. Alors je commence par en faire une belle: charge de mes Lh, esquive de l'adversaire qui va bientôt les canarder jusqu'à la mort quelques tours plus tard (les Lh arc tirent à 360°!!! Comment on peut oublier ça!)
Sinon, rien d'extraordinaire: ma chevalerie (les 3 Kn du corps d'aile et 7 autres Kn du corps de choc) passe la partie à foncer bille en tête après des archers à cheval qu'elle ne rejoindra jamais.

Plus au centre, l'infanterie de Christou, qui doit être aussi décontenancé que moi, se fait étriller par les cataphractes. A droite, pas mieux. Les chevaliers se font gentiment tourner par la Lh et nos empotés de lanciers lourds sont, comme mes propres unités, littéralement criblés de flèches pendant toute la partie. Les derniers tours verront une série de chocs qui tourneront en désastre pour nos unités déjà tellement affaiblies.

En un peu plus de 2 heures, l'affaire est méchamment pliée. 34 à 5!!! On avait initialement réussi à leur faire quelques pertes supplémentaires, mais d'habiles jets de ralliement nous divisent encore nos rares points. Ils ont dû bien se marrer en nous voyant faire et leur WE commence par une promenade militaire de bon augure (ils finiront vainqueurs du tournoi. Bravo à eux!)
Le bon côté des choses, c'est les conseils éclairés que Philippe et Eudes nous donnent aussitôt l'affaire pliée. Instructif et fort utile pour notre future carrière de compétiteurs :)


Cette sacrée percée des Perses sassanides: pour nous, c'est sans issue de secours!




Premier constat navrant que l'on fait avec Christophe en allant boire l'apéro: nos corps de tireurs ont littéralement explosé. Pas aussi résistants qu'à DBx, ces affaires-là.
Un autre qui me surprend mais qui se révèlera une constante sur toutes les parties: aucun problème pour commander mes chevaliers impétueux (j'ai bien dit les commander, pas les faire manœuvrer, hein!), et pourtant j'ai accumulé les jets de PC pourris. Peut-être aurions-nous mieux fait de les distribuer un peu plus dans nos corps…

A un niveau plus personnel, mes dés n'ont pas été fameux, et je me dis que ça ne peut pas être bien pire: Cruel espoir! Tu me brûles d'un feu sans clarté!

2ème partie - Débutants, va! (2)
Philippe et Philippe (tout le monde s'appelle donc Philippe ici ?!?) nous accueillent sur leur table pour une bataille historique contre leurs Saxons. Chic! Ça doit moins bouger que les Perses et ça doit aussi être plus vulnérable.
Ouais, ben il va falloir se lever tôt pour leur faire les 44 (!) pertes nécessaires à la démo de leur armée. Comme la nôtre, leur infanterie est généralement médiocre, mais quand même.

En plus, on s'est logiquement dit qu'il nous fallait placer des terrains pour abriter nos tireurs. On prend des collines, etc. Et ça commence fort. Tous les terrains sont dans leur moitié de terrain, ce qui les aide à construire un réduit défensif effrayant avec leurs nombreuses fortifs qui protègent les ailes, couvertes par leurs levées. On oublie la marche de flanc.
Leur armée se déploie en appui sur une colline garnie de lanciers lourds jusqu'à un bois sur leur aile droite où vont pouvoir se déployer 6 Li.

Je choisis de pas finasser: je fonce dans le tas (une quinzaine d'unités lourdes sur 2 lignes). Christophe fait pareil mais moins vite. C'est là que commence la série de jets catastrophiques qui seront les plus fidèles compagnons de mon séjour villefontainesque.
Premier tour de mêlée: 10 combats (j'ai 4 chevaliers élite dans l'affaire), 1 nul et 7 défaites pour un total de 10 points de cohésion perdus…)
En gros, mes "fort puissants" chevaliers finiront par détruire 5 ou 6 unités de la première ligne adverse, mais au bout de 74 tours de jeu environ. Tout bon spécialiste de l'AdG vous confirmera qu'il aurait fallu faire beaucoup plus vite!


Le mur des boucliers saxons


Donc, match nul, mais c'est bien parce que nos adversaires ont pris le temps de discuter et de nous donner pléthores d'informations (il est vrai qu'il y a eu aussi un ou deux contretemps lorsque des badauds se sont pointés au stand des deux Philippe: ils gèrent la société de décors http://aidedecamp.fr/, du matériel de qualité pour habiller les tables de jeu).
Une partie très agréable avec deux compères que nous retrouverons quelques heures plus tard autour d'une table Blitzkrieg.

Morei distribue le punch et enchante les convives comme seule "Belle des Champs" savait le faire en un temps que tous les participants ont bien dû connaître.


Et on continue d'apprendre en causant avec les vétérans. Vincent Auger nous confirme ce que l'on avait déjà pressenti, surtout cet après-midi: nos corps sont mal constitués. Et effectivement, nous le payerons à toutes nos parties.

On a aussi fait une rencontre intéressante ce jour-là, avec un groupe de joueurs de Saint-Étienne. J'avais déjà discuté à plusieurs reprises avec Julien sur différents forums. C'était une bonne surprise de le rencontrer à Villefontaine. Malheureusement les parties AdG et Blittzkrieg ne m'ont pas laissé le temps d'en découdre sur leurs tables Ier Empire ou Sécession. Mais on a causé de plein de choses, dont le capitaine Merle et surtout de l'idée d'une grosse baston d'ici quelques temps. A réfléchir donc!


Avec Olivier et Julien, on a évoqué le fameux capitaine Merle
sur lequel j'avais ullistré un article dans un magazine, il y a quelques années.

Paëlla excellente cuisinée devant nos yeux ébahis (j'vous dis pas le délicat fumet de poisson autour du bar! :) , avec plein de rabiot!

Et pour finir, une démo de Blitzkrieg, pendant que Julien anime une partie ACW en 25mm sur la règle PoW et que les Rois du ring se distribuent de grandes mandales dans le fond de la salle.


On est crevé. Rentrage à l'hôtel vers 00h30. Faut faire mieux demain.



le dimanche, c'est reparti de plus belle.


3ème partie – Mouais…
Moins de regrets sur celle-ci. Pourtant on affronte le boss de la règle, Hervé himself, avec l'habile cavalier Antipater, et on se fait sévèrement battre, mais on perd la plupart de nos points dans le dernier tour. Jusque là, on était battus mais on avait tenu et même remporté quelques succès.
Leurs Egyptiens toulounides ont "pourri" le terrain, mais ce n'est pas si grave car une colline est au centre de la table sur notre droite (on espère pouvoir y poser les tireurs de Christophe ou se servir d'eux pour y bloquer l'ennemi) et il reste assez d'espace libre au centre pour ma chevalerie. Ce qui me gène le plus, c'est un énorme village posté à mi-table devant mon épouvantable aile d'infanterie. Je suis empêtré avec ces types. Décidément, je ne sais pas comment manœuvrer ces masses qui marchent aussi vite que des troupeaux de vieillards en déambulateurs. Nous allons payer très cher, mais alors très cher, de ne pas avoir pourvu ce corps de cavalerie.


Antipater et Hervé, déguisés en Ghulams de service


Au centre, la cavalerie lourde arc recommence le même jeu que les Sassanides sur ma gauche hier matin. Mais cette fois-ci, je les attrape et un bon jet de poursuite me permet de les repousser sur une ravine. Le corps est brisé en trois tronçons qui vont pourtant trop tarder à éclater à cause d'une collection de jets de dé merdiques. Je pense pourtant que mon corps de chevalerie a fait son travail. Il est lui aussi pas mal éclaté et il aurait été difficile – ou au moins très long – de le réunir pour frapper ailleurs avec efficacité.
Pendant ce temps, Hervé, qui a devancé Christophe sur la colline, a aussi traversé le terrain avec un autre parti de cavaliers pour se porter face à nos chevaliers et Lh à l'extrême-gauche. Mon partenaire commet l'erreur de ne pas l'attaquer tout de suite. En temporisant, il laisse le temps aux tireurs de la colline de l'affaiblir et donne ainsi l'avantage définitif aux cavaliers ennemis qui se déploient. Mais l'échec totale de cette affaire aux allures de croisade viendra de mon aile gauche.

Notre corps de chevalerie (7 unités, quelle idée!)

J'ai bien essayé de gagner le village et, à défaut, la broussaille qui le masque, mais une embuscade égyptienne s'en rend maître avant moi.
Les tirs de mes arbalétriers sont lamentables. A ce niveau-là, on devrait même prévoir une clause qui dit que de tels tireurs se blessent eux-mêmes (un flèche dans le pied ou un carreau dans le fion du voisin de devant, par exemple) et perdent des points de cohésion. Je crois qu'ils ont fait une perte en 5 ou 6 séquences de tir, avant de périr sous les coups de la MI adverse.
Antipater, que je n'ai pas qualifié d'habile pour rien, me fait tourner en bourrique avec un parti de Lh qui finit par me laisser dans le vide et d'attaquer mon camp. J'avais bien laissé 2 lanciers lourds en défense, mais n'oublions pas l'option "déambulateur" (ça devrait quand même faire une ristourne au budget, ça!). Ils n'ont donc pas pu faire grand chose. Enfin, j'exagère un peu, parce que mes petits vieux ont tout de même pu détruire le Lh pilleur de bagages, doublement "zoqué" et enserré comme en un mortel câlin qui pique.


Le corps des petits vieux

Bon, une catole de plus, quoi. Avec une série de jets purement catastrophique. Je pense honnêtement avoir fait vingt ou vingt-cinq "1" lors de cette partie. Et ça a duré tout le dimanche. C'en était presque gênant pour mes adversaires J

4ème partie – la partie de la gagne!
Le combat de l'après-midi n'a pas été aussi féroce que ne le laissait présager la liste adverse. Christian et Damien alignent une puissante armée romaine Moyen Empire, mais le déploiement de leur aile droite annonce une affaire défensive puisque toute l'infanterie est regroupée en deux blocs devant leur camp. Ils sont en outre protégés sur leur front par une colline face aux légionnaires et une plantation face aux auxiliaires, sur leur flanc gauche par une ravine dans laquelle se cachera une embuscade de cataphractes. Christophe tient pour une fois notre aile gauche, avec un corps d'infanterie appuyé sur une colline. Les deux tiers de la table sont donc pleinement ouverts face à moi. Et là, surprise: ne s'y déploie qu'un mini corps de 3 Lh et 1 Li…ça promet pas une très belle partie.



Mes chevaliers tentent donc de chasser ces gêneurs tandis que l'aile gauche tarde à s'embraser parce que le Romain se déploie très lentement (ralenti aussi par notre marche de flanc qui visait son camp). Au final, l'infanterie adverse est percutée par notre chevalerie. Christophe a des jets malheureux mais deux bons lancers me permettent de pulvériser des cataphractes.

Sinon, mes petits vieux se sont payé une belle balade dans la plus pure tradition des sorties en famille du dimanche après-midi et nous avons encore perdu nos bagages à cause de leur marche de flanc entrée tardivement. A cet instant, les chevaliers de Christou normalement destinés à le protéger avaient dû être engagés au centre contre la légion. Je considère donc que c'est moi qui fait une boulette en ne laissant pas 3 ou 4 de mes unités de vieillards inutiles en protection à la place des troupes de choc de Christophe.
Match nul encore une fois.


Les bagages ne rentreront pas avec nous à Clermont. J'espère que nos adversaires se sont régalés de cet ragoûtant potage verdâtre qui bouillone dans la marmitte des sorcières


Les Normands s'en retournent fièrement, satisfaits d'avoir sauvé les apparences à défaut des meubles, qui étaient restés dans nos bagages. Mais nos troupes ont désormais modifiés nos sobriquets: pour nos valeureux rescapés, nous sommes devenus Christophe le Fragile et Franck le Pas-guère-inspiré.

En attendant, il est temps de payer notre hommage.
C'était vraiment cool de rencontrer toutes ces têtes vues en photo sur le forum.
Content que freretuck soit content de ses figurines ;)
Ravi d'avoir discuté avec Claude, Didier (j'espère qu'on aura l'occas' de jouer à Crossfire), Hervé, les Stéphanois (Julien, Olivier, Jean-Jacques) avec qui ont a sans doute un beau projet ACW, et tous les autres dont je n'ai malheureusement pas noté les noms.
Impressionné aussi par la rencontre avec Vincent qui nous a notamment fait une démonstration très enrichissante sur les possibilités à exploiter et les situations à éviter par les Normands lors de l'apéro du samedi soir, avec déploiement, manœuvres et extension de colonnes de pistaches.

Un grand bravo et merci à Yves – dont la présence et les efforts ont toujours été constants – pour la qualité de l'accueil et pour avoir tout mis en œuvre pour que l'on puisse tester Blitzkrieg le soir, ainsi qu'à Jean-Louis Thion, qui nous a encadrés dans cet exercice.

Et bien sûr, un grand merci à tous nos adversaires qui ont fait preuve d'une belle patience et qui n'ont pas tari de conseils, pour certains en pleine partie et au détriment de leur propre intérêt! Tout cela dénote d'un bel état d'esprit et l'ensemble du week-end et des participants le reflète. Sans aucun doute, nous avons appris beaucoup en nous faisant rosser par eux comme des chiens pouilleux, et c'est donc plein de reconnaissance que nous leur promettons de faire tous les efforts possibles pour leur rendre amicalement la pareille dès que les dieux de l'AdG nous l'accorderont.
On se reverra et on n'attendra pas l'année prochaine pour venir croiser le plomb à nouveau, camarades!

jeudi 12 novembre 2009

Malplaquet 2010



Me voilà embarqué (volontaire) dans un des "grands projets" du forum Jeux d'Histoire.


la bataille de Malplaquet à Colomiers, octobre 2009



Il y a quelques semaines, des membres motivés et particulièrement actifs de ce forum dévoilaient 2 tables de reconstitution conséquentes au salon du jeu de Colomiers (http://citeenjeux.blogspot.com/). Il s'agissait d'un projet en 25mm sur la bataille de 1st Manassas, plus connue sous le nom de Bull Run, et de la bataille de Malplaquet, un affrontement entre les troupes de Louis XIV et celles de la coalition menées par le fameux Marlborough.


Ces énervés du pinceau, plus que satisfaits de l'année (!) laborieuse qu'ils viennent de passer à préparer leur week-end, ont décidé de remettre le couvert en 2010. Bull Run se transformera en une bataille de la Guerre de Trente ans qui reste encore à définir, et Malplaquet deviendra... Malplaquet, puisque l'équipe ne se trouvant pas satisfaite de n'avoir alignée "que" 1200 figurines a décidé de doubler la mise.

Emporté par ce bel enthousiasme, j'ai rejoint avec ardeur les rangs des Malplaquistes dont la table avait vraiment de la tronche!

Le plus incroyable, c'est que j'ai même commencé à peindre quelques figurines qui restaient au fond d'un carton, rebuts d'une commande de peinture qui m'avait été passée il y a... euh?!... très longtemps.

Après avoir débarbouillé ces quelques isolés tellement couverts de poussière qu'ils auraient fait pâlir de honte Grand Ma Adams, j'en ai fait un bataillon du régiment de Sparre, une unité de mercenaires allemands enrôlée dans l'armée française en 1690.

Les figurines sont des Dixon 15mm.


Oui, je sais, c'est pas du tout le standard de soclage mis en place par les autres joueurs. J'ai gardé un soclage proche des systèmes DBx, mais l'objectif est de faire des sous-socles qui permettront de déplacer les unités plus facilement lors de la partie et de m'approcher au maximum des soclages des autres participants au projet.



Là, on a l'unité telle qu'elle apparaitra sur la table: un bloc de 8cm x 4 cm


une colonne...


Et pour finir, un plan sur le socle de commandement, drapeau et tambour.



Sparre faisait partie de l'aile gauche du dispositif français, celle qui soutint l'attaque alliée dans le bois de Sars. On s'y trucida gaiement pendant presque toute la matinée et les Français finirent par reculer. Mais leurs adversaires éprouvés ne semblent pas avoir fait beaucoup d'efforts pour poursuivre une lutte qui avait coûté cher et épuisé les ressources des plus résistants.


J'ai ainsi signé pour peindre quelques autres unités de l'armée du Roi Louis. A savoir les rgts O'Brien et O'Donnell (Irlandais), le Royal Marine, La Sarre, Provence et les Greder allemand (un rgt... allemand encore), que viendront compléter le Mestre de camp Cavalerie, le Royal-Cravates, le rgt de cavalerie Orléans et le Granville Dragons. Un bataillon de Provence est même déjà commencé... Du travail et de la couleur en perspective.


Mais la suite ne viendra que dans quelques mois maintenant. J'ai des commandes en cours et il me faudra ensuite choisir les figurines adéquates, probablement de la marque Warrior miniatures.

lundi 13 avril 2009

Une armée pour l'Art de la Guerre - les Mongols Ilkhanides

Voici une armée en 100 points pour la règle l'Art de la Guerre, d'Hervé Caille (déjà auteur de Blitzkrieg, qui semble être une référence auprès de nombreux joueurs français de Deuxième guerre mondiale).
Les trois plaquettes au premier plan représentent les généraux.
Toutes les figurines sont des Alain Touller.

Il s'agit d'une armée de Mongols Ilkhanides (1251-1355), (liste 255).

Un étendard (fictif) sur une plaque de Général
(peinture maison, comme d'habitude) .

Le commandement de l'armée est composé
de 2 Généraux brillants et 1 Général compétent.


Ci-dessus, 4 unités de cavalerie lourde Elite rangées en bataille derrière
4 unités de cavalerie moyenne, arc, Elite.


6 unités de cavalerie moyenne, équipées d'arcs.

Et 6 unités d'archers tirailleurs, probablement des mercenaires d'Asie Centrale.




Houlagou Khan est le fondateur de la dynastie ilkhanide. En 1251, ce jeune homme, petit-fils de Gengis Khan et frère de l'actuel Grand khan, est nommé à la tête des possessions nouvellement conquises en Asie centrale (Irak, Khorasan, etc).

Au cours de ses conquêtes, il détruit les Ismaéliens (la secte des Assassins d'Alamut) en 1257, prend Bagdad l'année suivante (assassinat du dernier calife abbasside et massacre de la population, sauf les chrétiens), fait campagne en Cilicie et en Syrie où il soumet de nombreuses villes.
Bientôt, il doit quitter le Proche-Orient pour s'engager dans la guerre à la succession du Grand khan (il soutient alors Kubilaï).


Les Mamelouks d'Egypte comprennent qu'ils ont échappé de peu au sort que les Mongols ont fait subir à tous les princes arabes et turcs trouvés sur leur passage. Ils prennent les devants et battent la petite armée qu'Houlagou a laissé en Syrie à Aïn Djalout. C'est le premier coup d'arrêt important que les Mongols connaissent depuis le début de leurs grandes guerres de conquête.
Houlagou sera forcé d'abandonner ses vues sur le Proche-Orient car il doit faire face à une coalition des forces égyptiennes et de la Horde d'Or (Kiptchaks), autre ennemi de poids dans le Caucase. Plusieurs batailles les opposeront encore en Anatolie et en Syrie.
cavalier mongol sur son gros cheval

A la fin du siècle, une guerre civile affaiblit le pouvoir central. L'ordre est rétabli, mais les Mongols s'intègrent de plus en plus aux populations soumises et perdent de leur ardeur guerrière. Les désordres internes reviennent bientôt à la faveur du règne d'un souverain enfant, et l'empire se disloque. Le dernier ilkhanide, Abou Saïd, meurt en 1334. plusieurs dynasties princières se forment et s'affrontent. Les Jalayirides sont les principaux, autour de Bagdad.

Petites annonces

Ces figurines sont à vendre !!

Minis for sale !!


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