mercredi 13 janvier 2016

Scénario pour Krasnoïe (17 novembre 1812)

Contre-attaque à Krasnoïe (17 novembre 1812)
« J'ai assez fait l'empereur, il est temps de faire le général »
Dans la nuit du 16 au 17, l'empereur a pris conscience que toute l'armée russe était autour de Krasnoïe. Il comprend que cette ville peut être le tombeau de l'armée si rien n'est tenté. Au matin, la Garde impériale se met en branle et sort de la ville pour aller au-devant des Russes. Napoléon espère ainsi attirer les corps adverses qui barrent la route de Smolensk et coupent le chemin du Ier corps d'armée. S'il y parvient, les troupes de Davout pourront s'écouler et rejoindre Krasnoïe.
 
Durée de la partie : 10 tours. Les Français jouent les premiers.
 
Déploiement :
Les positions sont données sur la carte (la taille de la table est à adapter à la taille de vos figurines et bataillons).
Le détachement Rosen entre à partir du tour 2 sur 1d6 = 4+.
Conditions de victoire :
Par unité adverse éliminée : 2 PV
Par général adverse mis hors de combat : 1 PV
Si les Russes s'emparent de Krasnoïe, ils remportent une victoire stratégique.
Si les Français conservent Krasnoïe, ils marquent 20 PV.
Si les Français prennent Uvarovo, ils marquent 10 PV.
Ordres de bataille
Armée russe
 
IIIème corps d'armée – Prince Gallitzin
                    1ère division de grenadiers, Stroganov (brigades Cheltokhin, Tsvileniev et Sulima – 12 bataillons)
                    3ème division, Prince Shakhovskoï (brigades Shelvinski et Bogdanovitch – 8 bataillons)
                    2ème division de cuirassiers, Duka (brigade Kretow et Dreyer – 5 rgts de cuirassiers ; 1 batterie à cheval)
                    4 batteries à pied
 
Détachement du Général Major Rosen
                    brigade Borosdin (rgts de cuirassiers de l'Empereur et de l'Impératrice)
                    brigade Bistrom (rgt de jägers de la Garde et rgt de Finlande – 6 bataillons)
– 1 batterie à cheval de la Garde
Détachements cosaques (3 régiments)
 
Armée française
Jeune Garde du Maréchal Mortier
                    1ère division Delaborde (6 bataillons de voltigeurs et tirailleurs)
                    2ème division Roguet (6 bataillons de voltigeurs, tirailleurs, flanqueurs, fusiliers-chasseurs et fusiliers-grenadiers)
                    1 bataillon du Leib-Rgt hessois
                    1 bataillon du 3ème grenadiers de la Vieille Garde (Hollandais) (en carré à droite de Mortier)
                    1 bataillon de chasseurs à pied de la Vieille Garde (en carré à gauche de Mortier)
                    2 escadrons (i.e. unités réduites) de cavalerie (Lanciers rouges de la Garde et chasseurs de la légion portugaise)
                    Artillerie : 4 batteries à pied de la Garde impériale
 
Défense de Krasnoïe – Général Claparède
                    Légion de la Vistule (3 bataillons)
                    Éléments de la Garde impériale (1 bataillon de grenadiers, 2 batteries d'artillerie à pied)
                    2 bataillons d'isolés
 
En arrière de Krasnoïe *  :
                    1 bataillon de chasseurs à pied de la Vieille Garde
                    2 escadrons de cavalerie de la Garde impériale
Notes sur l'ordre de bataille :
L'infanterie de la Garde et de la Vistule doit être considérée «supérieure», y compris le bataillon hessois. Les bataillons de la Vieille Garde et les lanciers rouges sont « élite ». Les isolés et la légion portugaise sont comptés comme « ligne ».
Chez les Russes, les bataillons de jäger sont « vétérans » et l'infanterie « ligne ». Les bataillons de grenadiers sont « supérieurs ».
Toutes les troupes du détachement Rosen sont « supérieures ».
Les généraux Roguet et Delaborde peuvent être considérés « supérieurs ».
* Napoléon Ier est avec la petite réserve de la Garde impériale à droite de Krasnoïe. Le joueur français peut l'engager au combat. Dans ce cas, il donne un bonus de +1 à toutes les unités qui combattent dans son rayon de commandement pour le tour. En revanche, le joueur russe reçoit aussitôt 10 PV.
L'attaque de l'empereur semble avoir rempli Kutuzov d'effroi puisqu'il n'a pas sitôt compris qu'il avait affaire à la Garde et à Napoléon lui-même (qu'il pensait déjà sur la route d'Orscha), qu'il stoppe son mouvement offensif. Il rappelle à lui l'aile marchante de Tormazov, qui devait encercler Krasnoïe par l'ouest, et ramène Mileradovitch vers son aile droite, libérant ainsi le passage sur la route de Smolensk. L'objectif est donc atteint : le Ier corps peut rejoindre et la route de la retraite est libre.
 
 
Ce scénario est paru dans la Vae Victis N°107. Un compte-rendu figure ici :
Il est à noter que suite au désastre express connu par les Français, une prolongation a été jouée en ajoutant des renforts : la division Compans (6 bataillons) arrivée par la route qui entre sur la table au nord. Les Français doivent alors défendre les abords de Krasnoïe.
 

1 commentaire:

Phil a dit…

Encore un scénar très intéressant...il manque du temps, encore et toujours! Mais j'envisage sérieusement de le jouer...un jour!
Salutations!

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Ces figurines sont à vendre !!

Minis for sale !!


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